
Rolls Royce n’aura pas trainé : quelques heures après le premier teaser de sa 200 EX attendue à Genève, la firme délivre les premières images de sa future entrée de gamme.
Au lieu d’un concept-car abstrait, Rolls Royce présentera bel et bien celle que l’on connaissait jusqu’alors sous le nom de RR4. 200 EX en fait, guère plus sexy, en attendant son nom définitif et la version de production qui sera quasi identique à cette présentation. Peut-être l’occasion de faire revivre la lignée des Silver… ?
Les prévisions se confirment : plus fluide que la Phantom, elle en garde les gènes qui s’affichent aussi de manière moins exubérante. La calandre traditionnelle est intégrée au prolongement de la partie centrale du capot, d’où une allure moins grandiose : la forme de fronton gréco-romain a été atténuée. Tout est relatif, bien sûr. On retrouve la même implantation de rétroviseurs, les portes à ouverture antagoniste et les optiques horizontales soulignées de feux diurnes à Leds. Moins anguleuse que la Phantom, la 200 EX se veut plus consensuelle.
Le gain en dynamisme est sensible ( par rapport au pachyderme qu’est la Phantom, ce n’est pas difficile… ) : lunette arrière très inclinée, feux arrière moins veticaux et débordant sur les ailes arrière allègent l’arrière train de la « Baby Rolls ». On remarquera l’intégration des sorties d’échappement rectangulaires au bouclier arrière, ajoutant encore à la pureté de l’ensemble. Une authentique Rolls, en plus civilisée. Après tout, c’est la crise…
Pas pour l’habitacle en tout cas, qui fait honneur à l’identité de la Flying Lady, même si son dessin trahit un je-ne-sais-quoi de BMW ( la forme de la console centrale, sans doute ) : cuir, boiseries à profusion, commandes en aluminium, et toujours ces ancestrales tirettes de buses d’aération. Les occupants arrière seront tout autant choyés, avec un espace aux jambes équivalent à la Phantom ( selon le constructeur ) et des écrans LCD individuels. Une Rolls se vit, en principe, en tant que passager…






Rolls, selon BMW
Techniquement, la « petite » Rolls ( 5,40 m de long… ) reprend comme prévu la base de la nouvelle BMW Série 7 ( dont elle hérite, étonnamment, de seulement 20 % des composants ), en y adaptant la suspension pneumatique de la Phantom. Le Spirit of Ecstasy veillera comme prévu sur le nouveau V12 BMW de la 760i, fort de 500 ch. Il sera cependant revu afin d’offrir plus de couple à bas régime.
Son prix restera au zénith : les premières estimations évoquent un prix d’appel de 210 000 €, soit 50 000 € de plus qu’une Mercedes S600 à empattement long. La descente en gamme est pourtant bien réelle, afin de combler le gouffre qui se trouve entre le duo Maybach/Phantom et la coterie des Classe S et Audi A8. Son arrivée en concessions est prévue au printemps 2010. Soit dans un peu plus d’un an, mais gageons qu’à ce tarif, les carnets de commande se remplissent assez vite… Promis, on prépare une vidéo de sa première à Genève.









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