Porsche Cayman et Cayman S : guide d’achat occasion

Publié par Antoine Arnoux le 25 mai 2010

Les coupés compacts « plaisir » ne s’arrêtent pas à l’Audi TT-S. Trop facile, les Anneaux… Un achat un peu plus éclairé est possible, pour des tarifs pas spécialement plus élevés en occasion et à l’usage. Et surtout, une fiabilité qui n’est plus à démontrer : Porsche Cayman, presque un achat-raison?

Moins décrié que le Boxster, le Cayman a tout de suite su conquérir sa clientèle. Grâce à une ligne plus consensuelle d’abord, mais surtout par sa sportivité d’authentique Porsche dès son début de carrière. Contrairement à son homologue roadster, elle n’est pas passée par la case « prix d’appel sous-motorisé ». D’emblée, elle est proposée avec un flat-6 2,7 litres de 245 ch qui lui assure des performances tout à fait honorables.

Le Cayman a su faire vibrer la corde nostalgique chez les porschistes de la première heure. Non par son style, mais par sa philosophie. Nul besoin de moteur surpuissant, tout est question d’équilibre! Un moteur central arrière, donc une répartition des masses optimales, un poids relativement contenu ( 1330 kg pour le 2,7 ) et un freinage indestructible composent l’ADN de ce petit gabarit généreux en sensations.

Qu’il s’agisse de la phase 1 ou 2, les flat-6 du Cayman font honneur au blason Porsche : musicaux, pointus et caractériels. Toutefois, l’amateur un minimum exigeant aura vite fait le tour de ses performances pourtant correctes. On préfèrera choisir un Cayman S, réellement colérique avec son 3,4 litres de 295 ch.

Porsche Cayman 2006

Le restylage intervenu en 2009 s’accompagne d’une refonte des motorisations. Désormais, on peut compter sur un 2,9 litres ( 265 ch ) en entrée de gamme et un nouveau 3,4 litres à injection directe sur la version S, qui revendique désormais 320 ch.

En soi, le 2,9 est déjà excellent et offre de très bon chiffres ( 0 à 100 km/h en 5,8s ).

Peu de changements sont intervenus visuellement, hormis des feux arrière redessinés et des rampes de Leds intégrées au bouclier avant, lui aussi légèrement redessiné.

Quel que soit le modèle choisi, les limites du Cayman sont très élevées. Nettement au delà de la plupart des pilotes amateurs, ce qui signifie que lorsqu’elles sont atteintes, il est souvent trop tard. Jusqu’à un rythme très élevé, la « baby-Porsche » reste neutre et très saine. Lors de l’essai, nous avions été bluffés par son agilité et son aisance sur la plupart des tracés. Notons que l’excellente boite auto PDK ( double embrayage ) a fait son apparition fin 2008, ajoutant encore à l’efficacité et à sa facilité. Ultra-rapide, réactive, elle est l’un des atouts majeurs du Cayman. Polyvalent côté sport, mais aussi au quotidien.

Porsche Cayman S 2009

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