Ferrari 308 : guide d’achat occasion

Publié par Antoine Arnoux le 3 février 2010

Pour beaucoup, la 308 GTB représente l’accès rêve mais surtout un excellent moyen de débuter une collection pour un tarif modique. Plus noble que la Mondial présentée plus tardivement mais néanmoins marquée « grande diffusion », cette berlinetta produite de 1975 à 1985 sera la première Ferrari à ne pas recevoir de V12. La 308 est pionnière dans d’autres domaines, d’où une place de premier plan dans l’iconographie Ferrari.

La 308 marque avant tout le début des berlinettes à moteur central arrière estampillées Ferrari. Jusqu’à son arrivée en 1975, Enzo Ferrari avait refusé que cette architecture soit estampillée du Cavallino Rampante. D’où son ancêtre, la Dino, berlinette compacte dotée d’un V6 central. Même la dernière 308 GT4, éphémère ancêtre de la « vraie » Ferrari 308, n’avait pas droit au patronyme à part entière.

Mais surtout, la 308 profite du retour de Pininfarina au service de Ferrari, qui signe cette ligne époustouflante. Pour l’époque s’entend, mais avouons que son charme « vintage » commence à opérer. Plus en tout cas que celle de la Dino 308 GT4, dont la ligne encore décriée fut l’œuvre de Bertone.

À ce titre, la 308 doit être considérée comme symbolique d’une nouvelle ère chez Ferrari : plus accessible que les supercars jusqu’alors produites à Maranello, la 308 et ses déclinaisons est devenue l’une des Ferrari les plus populaires de l’Histoire. Mais surtout, avec plus de 3000 exemplaires produits, la production du Cavallino est multipliée par trois…

Dans la plus pure veine Pininfarina, la 308 GTB arbore une ligne ultra-svelte, reprenant les galbes des 246 Dino, modernisés et rendus plus acérés. La fameuse « taille de guêpe » contribue à la sensualité de cette italienne désormais iconique. En clair, figurez-vous un resserrement au niveau des portes, mettant en valeur les ailes avant et les hanches de l’auto ( façon Corvette C3, pour caricaturer ) Les années 70, c’était aussi l’époque où on découvrait les joies du plastique en grande quantité et des matériaux composites. Dès son lancement, la 308 GTB et proposée avec une carrosserie en polyester ( le capot reste en aluminium ) pour des raisons de rapidité d’exécution et de qualité. Les versions à coque conventionnelle, en acier, apparaitront en 1977.

Le tout servira de modèle à la 512 BB, le sommet de la gamme Ferrari de l’époque. Hormis la vitre de custode remplacée par un panneau plein et des montants arrière plus abrupts, la 308 en introduit les lignes L’identité visuelle Ferrari des années 80 était née, un peu avant l’heure. Ce rôle d’icône, assuré dès sa présentation à Paris en 1975 devant un public particulièrement enthousiaste, sera pérennisé sur le petit écran avec la série Magnum.

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