Aston Martin DB9

Publié par Antoine Arnoux le 26 janvier 2009

L’Aston Martin DB9 sur la route

Assemblée à Gaydon dans l’ultra-moderne usine Aston Martin, la DB9 fait appel à des solutions techniques similaires à sa petite sœur. Mis à part le V12 évidement. D’origine Cosworth, celui-ci cube 6 litres et développe 455 ch jusqu’en 2008. Par la suite, sa puissance passera à 477 ch, faisant au passage légèrement progresser les performances ( 2 dixièmes de mieux pour le 0 à 100, soit 4,6 s ). Le V12 reste quasi identique, hormis un haut moteur légèrement retravaillé.

Le poids annoncé à 1760 kg n’a rien de choquant, comparé à ses concurrentes directes Ferrari 612 Scaglietti et Maserati Granturismo ( respectivement 100 et 120 kg de plus ). Bien sûr, il y a plus efficace que cette grande dame de 4,70 m. On lui a souvent reproché son comportement trop policé, mais l’attaque ne fait pas partie de ses attributions premières. On se cantonnera à une conduite grand tourisme, coulée, ce qui n’empêche pas de prendre énormément de plaisir à son volant… Et d’enchaîner à des allures hautement prohibées! Sans hésitation, la DB9 préfère les régimes intermédiaires et la souplesse. Le couple maxi de 570 Nm atteint à 5000 trs/mn en fait un moteur relativement rond, même s’il ne rechigne pas à monter à l’assaut de la zone rouge. Un caractère qui colle bien à la philosophie de l’anglaise : l’efficacité, mais avec retenue… Ce qui se traduit par la transmission retenue dans un premier temps : jusqu’en 2005, la DB9 n’était disponible qu’avec une boîte ZF 6 rapports baptisée Touchtronic, efficace mais encore un peu lente. Une boîte manuelle suivra par la suite, dotée d’un embrayage double-disque.

La disposition Transaxle ( moteur avant, boîte de vitesses arrière ) ménage une répartition des masses équilibrée. Hélas, l’agilité n’est pas le fort de la DB9, qui souffre d’un amortissement trop pataud et d’une direction un peu floue. Et surtout, d’un rigidité imparfaite sur le cabriolet Volante ( présenté en 2004 ).

Il n’en fallait pas plus pour faire de la DB9 une mal-aimée. Le mal sera corrigé début 2008 en même temps que la mise à jour du V12, mais sa réputation était faite aux yeux des porschistes et ferraristes convaincus. De nouveaux amortisseurs Bilstein seront montés et la direction, revue, gagnera en précision. On notera également un léger mieux au niveau de la boîte Touchtronic, aux temps de passage désormais plus rapides.

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