Une Audi A4 d’occasion. Certes, le choix n’est pas très original. A moins d’éviter les sempiternelles versions TDI : les modèles essence, bien que peu répandus, constituent des morceaux de choix en occasion, surtout depuis la sortie de l’A4 B8, début 2008.
La S4 B6 et son V8 de 344 ch ont franchement de quoi séduire, d’autant que la décote qu’elle subit en fait une berline Grand Tourisme abordable. Son coût d’entretien est évidemment élevé, mais la S4 V8 se négocie aujourd’hui au prix d’une compacte neuve.
Hélas, l’aspect financier est loin d’être le principal frein à l’achat. Les risques de car-jacking et la désolante tendance au qu’en-dira-t-on en démotiveront plus d’un. Plutôt que d’investir dans un système Traqueur et d’entreprendre un inutile dialogue de sourds avec un entourage converti au Scénic dCi, bon nombre d’amateurs se rabattent sur une « simple » A4 plus politiquement correcte. Moins performante bien sûr, mais tout de même plaisante pour un usage tourisme, une A4 B6 peut s’avérer être une bonne affaire.
Produite de 2001 à début 2008, l’A4 B6 prend la succession de la première génération d’A4 ( B5 ). A son lancement, elle a tout d’une A6 en réduction : son design sérieux dégage un sentiment de qualité indéniable et hisse l’A4 b6 en référence de la catégorie. La carrosserie break, représentant près d’un tiers des ventes, arrive fin 2001. Elle aura connu une évolution majeure au cours de sa carrière : le restylage de 2004 marque l’introduction de la calandre Single Frame et des feux arrière inspirés du concept-car Nuvolari. Peu d’éléments de carrosserie restent communs aux deux phases, au point de la rebaptiser A4 B7. En réalité, la plate-forme est toujours la même. L’habitacle ne subit aucune grosse modification, hormis un nouveau volant et des teintes de sellerie différentes. Le restylage voit aussi l’adoption des actuelles dénominations de niveaux de gamme ( Attraction, Ambiente, Ambition ).











