Audi A4 B6 / B7

Publié par Antoine Arnoux le 18 décembre 2008

L’Audi A4 sur la route

Plus aboutie, l’Audi A4 B6 se targue d’un comportement routier en net progrès par rapport à sa devancière. Le châssis est beaucoup plus neutre malgré une tendance au sous-virage encore présente.

Les pompages sur chaussée irrégulière sont moins marqués, mais la suspension reste typée Audi : rude en compression, souple en détente. D’où un comportement pataud, mal à l’aise en enchaînements de virages rapides. Un mal atténué avec le châssis sport, une option assez rare. En tous les cas, la tenue de route ultra-sécurisante de la première génération est encore améliorée. A défaut d’un réel plaisir de conduite sportif, l’A4 préfère la sérénité. L’A4, c’est la performance facile et… des sensations gommées. Une philosophie opposée à une BMW Série 3 par exemple.

Avec le Quattro, on entre dans l’univers de la transmission intégrale vue par Audi : les A4 ainsi équipées bénéficient d’une motricité imperturbable et d’une agilité sensiblement améliorée.

La palette de motorisations est suffisamment large pour trouver un modèle correspondant à vos attentes. Nous laisserons de côté les diesels TDI, ultra-répandus et à l’agrément limité : le 1.9 100 ch est anémique, le 130 est brutal, bruyant et dispense des performances correctes, sans plus. Un léger mieux apparaît avec le 2.0 TDI ( restylage de 2004 ) même si des vibrations subsistent. Hormis peut-être le V6 2.5 ( 155 et 180 ch ), onctueux mais sans grand charme, on se demande réellement pourquoi les diesels ont représenté une si large proportion des ventes ( environ 85 % ).

Il faudra donc se mettre en quête de la perle rare. L’offre essence comprend quatre 4 cylindres et deux V6 : en entrée de gamme, les 1.6 et 2.0 ( 102 et 130 ch ) sont trop fades pour les 1350 kg de la voiture. Le 2.0 FSI ( injection directe ) de 150 ch présente le seul intérêt d’un souplesse accrue et d’une consommation légèrement inférieure au 2.0 130 ch. Le 1.8 T, en 150 comme en 163, joue plutôt la carte de la souplesse que des sensations pures. Coupleux, il permet d’enrouler sans le « coup de pied aux fesses » des turbos à l’ancienne. L’agrément commence avec cette motorisation.

L’offre V6 essence est de loin la plus recommandable et s’accorde bien avec le standing de l’auto. Préferez le 2.4 170 ch pour la souplesse et la douceur de conduite. Ce moteur est mis en retraite avec l’arrivée du 2.0 TFSI ( 4 cylindres turbo ) de 211 ch lors du restylage. Les 3.0 et 3.2 FSI ( après 2004 ) de respectivement 220 et 256 ch proposent des performances quasi sportives et une noblesse de fonctionnement largement supérieure ( 0 à 100 en 7,7 et 6,9 s ). Sans parler de la sonorité…

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