Volvo XC 90 : Guide d’achat occasion

Publié par Antoine Arnoux le 7 novembre 2008

Le Volvo XC 90 sur la route

Parmi les SUV haut de gamme, le XC 90 est certainement le moins typé baroudeur. Une vocation routière pleinement assumée, puisqu’il ne peut recevoir, même en option, de pont déconnectable et encore moins de gamme de rapports de boîte courts. Ses prestations en tout terrain sont logiquement limitées, mais le comportement routier fait preuve d’une rigueur acceptable… Pas question de le brusquer, le XC 90 est moins agile que ses concurrents BMW X5 ou Mercedes ML. La prise de roulis se fait vite sentir en enchaînement de virages et la direction pas très précise a le mérite d’être idéalement dosée. La naturalisation américaine n’est pas loin… Bref, il vaut mieux envisager le SUV Volvo comme un gros break premium que comme un véritable tout-chemin. Sur la route, le confort est son principal argument : l’amortissement filtre parfaitement les irrégularités, et on attribuera une mention spéciale à la sellerie, au maintien quasi orthopédique.

La gamme de motorisations du XC 90 se réduit au strict minimum. On retrouve un 5 cylindres diesel 2,4 litres de 185 ch, agréable mais trop juste pour qui cherche un minimum de performances. Son principal atout est sa consommation limitée à 9,5 l en cycle mixte. Il conviendra pour un usage familial quotidien, tout en préservant le budget de la sportive du week-end…

En essence, l’offre débute avec un 5 cylindres 2,5 l Turbo de 210 ch volontaire sans être un foudre de guerre. Même constat pour le 6 cylindres 3,2 litres de 238 ch qui le remplace depuis 2005, séduisant sur le papier mais qui souffre des 2070 kg de l’engin. Dans ses conditions, pas de miracle : les performances restent modestes, avec un 0 à 100 km/h accompli en 9,5 s. Et la consommation reste trop élevée au vu des prestations ( près de 13 l en cycle mixte ). Le haut de gamme T6 et ses 272 ch, peu répandu, est à éviter : ses performances sont correctes, mais sa boîte automatique 4 rapports est archaïque ( trop lente, elle grève consommation et reprises ).

En réalité, la seule motorisation digne d’intérêt est le V8 4,4 litres développé par Yamaha. Là, on entre dans une autre dimension : fort de 315 ch, cette variante surtout développée pour le marché américain ménage un bel agrément et rivalise en performances avec ses homologues allemands. 7,3 suffisent pour le 0 à 100 km/h, une performance qui se soldera par une consommation de presque 14 l /100 km en cycle mixte. Ne nous méprenons pas : même armé du V8, le XC90 joue la carte de l’onctuosité. Un caractère accru par la boîte automatique Geartronic 6 rapports, la seule transmission disponible sur les blocs essence. Agréable mais pas très réactive, elle s’accommode bien des longs trajets routiers.

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