L’Audi Allroad, c’est l’assurance de rouler différent sans céder à la mode du SUV routier. Malgré des tarifs proches du Q7 en neuf à motorisation équivalente, le « break des champs » bavarois a su séduire un public gêné par le côté ostentatoire du SUV sus-nommé. Résultat, l’offre en occasion est relativement fournie et réserve de bonnes affaires malgré une cote soutenue pour les versions les plus répandues. La fiabilité est au rendez-vous malgré quelques erreurs de jeunesse vite maitrisées.
Pour présenter l’ Allroad, il suffit de se figurer une A6 Avant en tenue de campagne. C’est à dire pourvue de protection de soubassements en inox, de boucliers avant / arrière et de passages de roues hypertrophiés, en plastique noir. La garde au sol a pour l’occasion été revue à la hausse par le biais d’une suspension pneumatique offerte de série.
A l’époque de la première Audi Allroad, les constructeurs premium n’osaient pas encore explorer la voie du SUV XXL. Il n’était pas question d’Audi Q7… Audi a préféré rehausser son break A6 et l’affubler de protections de carrosserie. C’est tout. Rares sont les constructeurs à s’être engagés sur le créneau du crossover haut de gamme. Outre Volvo et son XC 70 sur base de break V70 et éventuellement Alfa avec la peu répandue 156 Crosswagon dans un segment inférieur, Audi a investi un marché confidentiel. Pourtant, son succès ne s’est pas démenti, à tel point que la formule a été reconduite sur l’actuelle A6, depuis 2006. Son public? Les amateurs de breaks distingués, allergiques aux SUV, recherchant un petit plus côté polyvalence. Bien sûr il ne faut pas attendre de miracle des capacités off-road de ce baroudeur endimanché. Tout juste pourra-t-on progresser en pistes tout-chemin non goudronnées…
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