L’ Audi Allroad sur la route
Pour ses motorisations, l’Allroad reprend les mêmes blocs que le reste de la gamme A6. L’ Allroad débute avec le V6 3,2 litres FSI de 256 ch, correct et agréable mais un peu juste compte tenu des quelques 1875 kg affichés. Ce qui se traduit par une consommation relativement élevée. En diesel, l’offre débute avec le V6 2.7 TDI apparu plus tardivement sous le capot de l’A6. Ses 180 ch et 380 Nm ne sont pas à la peine et dispensent une grande douceur de fonctionnement, mais sa consommation limitée ne justifie pas le déficit de performances qui le sépare du reste de la gamme
Quitte à choisir une entrée de gamme, autant opter pour le V6 3.0 TDI de 233 ch, à peine moins sobre que le 2,7 et tout aussi performant que le V6 essence ( le 0 à 100 km/h est prévu à 7,8 s ), voire plus en reprises. Si votre budget le permet, préferez le V8 4,2 litres FSI de 350 ch, apportant une noblesse de fonctionnement très « Gentleman Farmer ». Et ses 440 Nm de couple collent bien à la philosophie de l’Allroad. Avis aux propriétaires de chevaux, bateaux et autres réjouissances à tracter, il vous faudra de préférence opter pour ce modèle. Pour les chiffres, le V8 permet un 0 à 100 km/h en 6,3 s et une vitesse maxi limitée à 250 km/h. Des performances excellentes obtenues au prix d’une consommation frisant souvent les 15 l / 100 km en cycle mixte.
Comme sur le premier Allroad, la suspension pneumatique s’adapte selon les besoins du terrain pratiqué, pouvant se rehausser de 185 mm ( 210 mm pour la première génération ). Soit 65 mm de plus que l’A6 normale. Pas question donc de s’aventurer sur des reliefs trop importants, ses porte-à-faux avant et arrière l’interdise. A défaut d’un comportement réellement dynamique ( l’A6 a pourtant énormément progressé en la matière, surtout en Quattro ), le confort de roulement est excellent bien qu’un peu ferme et préserve bien des irrégularités de revêtement. Au vu du cahier des charges de l’ Allroad, on n’en attendait pas moins. Mais le gros atout de ce break en robe des champs, c’est sa motricité sans faille que les amateurs de sports d’hiver apprécieront. Même en condition d’adhérence précaire, l’Allroad fait montre d’un comportement ultra-sécurisant.
A hautes vitesses, la direction Servotronic asservie à la vitesse fait du beau travail : plus ferme, elle ménage une tenue de cap et une précision de comportement aux antipodes de la précédente A6. En virages, elle se place avec une agilité impressionnante pour un paquebot de ce gabarit. Tout est relatif, bien sûr, mais on peut enrouler à bon rythme sans problème. Reste que les presque 1,9 tonnes de l’engin se rappelleront à votre bon souvenir en cas de freinages appuyés à répétition.










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