Motorisation : 6 cylindres Jaguar ou V12 Aston Martin
Apparue en 1995, la DB7 s’est contentée jusqu’en 1999 d’un 6 cylindres 3,3 l compressé d’origine Jaguar. Fort de 340 ch, il est à son aise dans le cadre d’un usage loisir mais ses performances tiennent plus de la grosse GT que de l’authentique sportive. Avec 1750 kg, on ne pouvait pas s’attendre à un miracle. Surtout en boîte automatique 4 rapports, désespérément lente. Les choses s’arrangent avec la boîte manuelle 5 rapports. Les accélérations sont honnêtes, sans plus. Le 0 à 100 km/h est exécuté en 6 s, ce qui laisse la DB7 derrière la concurrence. En pointe, elle croise tout de même à 260 km/h. Autre reproche fait à ce moteur, pourtant agréable et onctueux ( 460 Nm à 3000 trs/mn ), son manque de musicalité. Sa mélodie est sympathique, mais trop discrète. Ceci dit, il faudra s’habituer au sifflement du compresseur. Le 6 en ligne convient davantage au cabriolet Volante, apparu quelques mois après le coupé, plus apte à cruiser à allure modérée lors de sorties dominicales.
Les amateurs de sportivité devront se tourner vers le V12 de la DB7 Vantage apparue en 1999, qui enterre le 6 cylindres l’année suivante. Conçu par Aston Martin, cubant 6 litres, fort de 420 ch à 6000 trs/mn, il offre enfin des performances dignes de Newport Pagnell! Et surtout une noblesse de fonctionnement sans commune mesure… Un 0 à 100 avalé en 5 s et une vitesse maxi tutoyant les 300 km/h soutiennent la comparaison avec les pur-sangs de Maranello. Malgré son couple haut perché ( 540 Nm à 5000 trs/mn ), la DB7 Vantage affiche une docilité plaisante en usage quotidien, notamment grâce à une boîte 6 rapports à l’étagement court, agréable à l’usage et efficace en conduite sportive. Une transmission automatique Touchtronic était également disponible. Hélas, les 1,8 t auront tôt fait de calmer les plus téméraires. La suspension manque encore de dynamisme, et le caractère pataud en enchaînement de virages font vite redescendre sur terre. Le freinage fait preuve d’un bon mordant, mais quelques décélérations brutales auront raison de son endurance. Encore une fois, Aston Martin aurait dû écouter Colin Chapman… Pour conforter la DB7 dans son rôle de confortable GT, la direction trop assistée manque de précision à rythme soutenu.
Une très exclusive DB7 GT voit le jour en 2003, juste avant l’arrivée de la DB9. Le chant du cygne de la DB7, en somme. Le V12 gagne 20 ch et ses performances sont désormais équivalentes à celles d’une Ferrari 550 Maranello. Pourtant, les modifications se cantonnent à une gestion moteur à peine retouchée et à une ligne d’échappement empruntée à la Vanquish. Le plus flagrant est le gain de musicalité du V12, déjà très expressif dans la Vantage. Mais surtout, son châssis peut enfin tenir le rythme : les suspensions raffermies, aux débattements plus courts, et la direction plus directe apportent un surcroît d’efficacité et de rigueur appréciables. Pour ne rien gâcher, le freinage supporte enfin les séances d’attaque, grâce à des disques Brembo de 355 et 330 mm.












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