Caterham Super Seven : Guide d’achat occasion

Publié par Antoine Arnoux le 5 septembre 2008

Toujours la même depuis 1957… Intimement lié à l’histoire Lotus ( la Seven naît sous la marque de Colin Chapman ), Caterham a connu une évolution un peu différente : tout autant dévolue au plaisir de conduite qu’une Lotus Elise, la Super Seven apporte en plus une bonne dose de conservatisme assumé. La clé de son succès auprès des amateurs de sportives atypiques…

Avec les indémodables Morgan Classic, les Caterham Seven font figure de dinosaures de la production automobile. La philosophie des deux constructeurs est proche, même si Caterham joue dans un registre un peu plus radical. Car une Caterham, c’est le plaisir automobile à l’état pur, avec la sportivité qui fait défaut à une Morgan Classic : on oublie tous les artifices qui sont légion sur la plupart des sportives contemporaines. Plus que jamais, la pilote fait corps avec la route. Cette réinterprétation de la Lotus Seven de 1957 dispense des sensations d’un autre âge : direction ultra-directe, amortissement ferme, position de conduite au raz du sol et habitacle exposé aux éléments. Pas besoin d’aller vite pour découvrir le pilotage : une Caterham permet de se faire plaisir en toute légalité. Même à 90 km/h, les sensations sont au rendez-vous. Nous n’avons pas encore de suspensions arrière indépendantes, mais le pont arrière De Dion avance l’argument de la légèreté. Et l’agilité est exceptionnelle : le train avant se place avec une facilité enfantine et le renvoi d’information est excellent. On lit véritablement la route… Eprouvant, pour un pilote non averti. Mais quel charme, de voir la route défiler et se mêler aux reflets de l’interminable capot, dans le chrome de ces phares ronds de batracien…

Le « Light is Right » si cher a Colin Chapman prend ici tout son sens : point de bloc surpuissant, mais un châssis tubulaire rigide au possible et une carrosserie en aluminium font de la Caterham Seven un poids-plume de 580 kg.

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