Motorisation
Pour donner jour à la RS4, Audi a fait appel au motoriste Cosworth Technology pour doper le déjà tonitruant V6 bi-turbo de la S4. Ainsi, les deux culasses ont été remodelées, de même que les tubulures d’admission et d’échappement, ce dernier étant désormais double. Toutefois, les trois soupapes d’admission et les deux autres d’échappement, une solution chère à Audi, demeurent. Du côté de la suralimentation, la paire de turbos KKK K03 œuvrant sur la S4 se voient remplacés par des modèles K04, poussant ainsi la pression de suralimentation de 1,9 à 2,2 bar. Les deux échangeurs voient leur taille majoré de 30 % pour un meilleur refroidissement. Au final, ce bloc offre un rendement de 142 ch/litre et ses 380 ch sont disponibles entre 6100 et 7000 tr/min et son couple de 440 Nm s’étale entre 2500 et 6000 tr/min, de quoi assurer une très belle disponibilité du moteur. La transmission a tété confiée à une boîte manuelle à 6 rapports, l’unique solution disponible ; dommage que celle-ci offre un maniement plutôt désagréable avec une commande imprécise (particulièrement entre la 3ème et la 4ème) qui nuit à l’efficacité en conduite sportive. Par ailleurs, l’embrayage se montre particulièrement : la transmission constitue donc le gros point noir de cette RS4. En revanche, l’étagement ne prête pas le flanc à la critique.
La RS 4 affiche une vitesse de pointe bridée électriquement à 250 km/h (293 km/h en version « libre »), un 0 à 100 km/h effectué en 4,9 s et 17,7 s pour le 0 à 200 km/h. Du côté des reprises, avec respectivement 26,4, 30,3 et 35,3 s pour atteindre le kilomètre à partir de 40 km/h en 4ème, 5ème et 6ème, l’Audi RS4 offre d’excellentes prestations. Par rapport à la version civile de la A4 Avant, l’Audi RS 4 dispose d’un châssis rabaissé, de jantes en 255/35 ZR18 chaussées de pneus Pirelli Pzero. Efficace en diable, la RS4 se joue des virages, grâce notamment à sa transmission intégrale dont le différentiel central assure une réparation 50/50 de la puissance, et ce en permanence et non seulement quant la train avant se voit dépassé par les évènements. Ce dispositif assure à la RS4 une motricité sans faille, mais peine à dissimuler une caractère sous-vireur qui se fera de plus en plus présent au fil de l’accélération du rythme. Mais l’autre point fort de la R, c’est sa polyvalence grâce à sa capacité à être emmenée en souplesse dans le trafic urbain. Le freinage a été confié à des freins ventilés en 360 mm à l’avant et 312 mm à l’arrière, respectivement pincés par des étriers flottants à double et simple piston. Les dispositifs d’aide à la conduite, comme l’ABS et l’EBV (répartititeur électronique de freinage) ont été adaptés aux performances de la RS 4, ce qui lui permet d’offrir un freinage mordant, facile à doser et endurant : le 100 à 0 km/h est réalisé en 2,6 s. La RS 4 a également vu sa direction dotée d’une nouvelle assistance hydraulique : précise et légère, elle souffre toutefois des nombreuses réactions parasites générées par les imposantes jantes.









Droits de reproduction et de diffusion réservés © M6 WEB 2012