Guide d’achat occasion: Lexus RX

Publié par Antoine Arnoux le 5 mars 2008

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Débarqué en Europe en 1999, le Lexus RX est resté une alternative discrète aux SUV qui dominent la catégorie. Profondément remanié en 2004, il adopte l’année suivante une motorisation hybride (400h). De quoi compléter une gamme restreinte et pallier (en partie) l’absence de diesel. Moins coté que ses rivaux germaniques, un RX de quelques années rend accessible la qualité Lexus…

Fleuron technologique
Longtemps proposé avec une seule motorisation 3,0L essence, cette transposition du Toyota Harrier japonais avait peine à concurrencer les Mercedes ML et BMW X5: hors diesel, point de salut… Avec 204 ch, il ne fallait pas demander de miracle à l’unique V6 de la gamme pour mouvoir les 1900 kg de l’engin: le 0 à 100 km/h demande 9,5s et la vitesse de point ne franchit pas les 200 km/h. La palette de motorisation s’étoffe dans la foulée du restylage de 2004 avec l’arrivée du 400h: le groupe motopropulseur reprend le V6 3,3L 211 ch de la version américaine du RX 300, associé à deux moteurs électriques (167 ch à l’avant, 68 à l’arrière), pour une puissance combinée de 272 ch. Véritable vitrine du savoir-faire Toyota en technologie hybride, le 400h annonce des performances honorables (proches d’un X5 V8 4,4l), avec un 0 à 100 km/h abattu en 7,6s. Bien sûr, les sensations de conduite sont gommées par le caractère aseptisé du véhicule. Et la transmission CVT à variation continue contribue à la philosophie zen du RX: rien n’incite à bousculer la mécanique… En 2006, le 300 devient 350: outre la cylindrée portée à 3456cc, notons l’apparition du calage d’arbres à cames variable VVT-i, de quoi faire passer la puissance de 204 à 276 ch et le couple de 283 à 342 Nm. Le SUV Lexus se hisse alors au niveau de ses principaux concurrents. Mais pas au chapitre du comportement routier: son poids élevé le laissent en retrait d’un Cayenne ou d’un X5, plus rigoureux. Et bien sûr, à l’image de ses congénères, le franchissement est loin d’être son activité favorite. Tout juste saura-t’il s’aventurer en tout-chemin. Nous sommes loin des infatigables baroudeurs d’antan: le chassis monocoque intègre diverses assistances à la conduite, tels que contrôle de motricité (TCR), contrôle de stabilité (VSC)…Le RX joue à fond les cartes confort et sécurité.

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Tapis volant
Cet éternel outsider n’en reste pas moins pétri de qualités, à commencer par un rapport prix/prestations hors pair. Comme d’habitude chez Lexus, l’équipement est pléthorique et fait la part belle aux raffinements technologiques en tout genre, surtout en Pack President: outre l’équipement de base déjà très fourni, la dotation inclut suspension pneumatique (uniquement sur 350), airbags de genoux, projecteurs xénon directionnels, caméra et radar de recul… A bord, la qualité de fabrication est conforme aux habitudes de la marque: très typée US dans son dessin, la planche de bord intègre des matériaux d’excellente facture. Les rangements, assez nombreux, ne sont toutefois pas gigantesques, et la contenance du coffre s’avère correcte, sans plus (490 l). Globalement, la vie à bord ne prête guère le flanc à la critique: position de conduite ajustable au millimètre, préréglages mémorisables, excellent maintien des sièges (même l’inclinaison de banquette arrière est réglable). De quoi goûter pleinement à l’insonorisation bluffante du RX, surtout en 400h. Contact, et puis…rien! Le véhicule s’ébroue dans un silence absolu (attention aux piétons distraits), et le passage du tout électrique au thermique (à 30 km/h, si le niveau de charge est suffisant) est imperceptible, plus abouti encore que sur une Prius. Les irrégularités de revêtement sont parfaitement filtrées et l’habitabilité généreuse permet à quatre adultes d’envisager des longs trajets en toute sérénité. Quatre adultes, car la place centrale arrière pâtit d’un dossier dur et de l’imposante console entre les sièges avant.

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Achat raison?
Ce qui motive l’achat d’un lexus RX, c’est avant tout l’originalité: nettement moins diffusé qu’un X5 ou un Touareg, le RX adopte aussi un style plus discret l’exposant moins aux furies des ayatollas de l’écologie. Même si les idées reçues sont tenaces! Question consommation, rappelons qu’à motorisation équivalente un SUV n’est pas beaucoup plus gourmand qu’une routière. Un RX 350 affiche une consommation de 11,5 L en cycle mixte, et un 400h descend à 8,1 L annoncés! Pas mal, pour un gabarit de presque 2 tonnes… Le SUV Lexus ne vous ruinera pas en carburant. Les coûts d’entretien restent mesurés, excepté pour les pneumatiques en 235/55/18 (environ 380 euros la paire). La fiabilité s’avère excellente et permet d’envisager l’achat d’un RX les yeux fermés (ou presque): contrairement à d’autres concurrents, les innovations ont été parfaitement maitrisées. A noter qu’environ 1200 exemplaires produits entre février 2003 et janvier 2006 ont dû repasser à l’atelier: ce rappel concernait une mauvaise fixation de garniture pouvant bloquer la pédale d’accélérateur.
La qualité de réalisation laisse présager un excellent vieillissement. Tout juste relève-t-on un cuir salissant en teinte claire. Avant l’achat, il faudra traquer toute trace d’utilisation en tout terrain: griffures, jantes rayées… Les liaisons au sol high-tech tolèrent mal les explorations montagneuses et se remplacent au prix du caviar.
En raison d’une décote prononcée, de bonnes opportunités peuvent se présenter. L’offre démarre à 16 000 euros pour un 300 Pack Luxe de 2002 avec environ 100 000 km. Si vous êtes sensible à l’argument écologique, un 400h de 2005 affichant moins de 40 000 km se négocie autour de 45 000 euros.

A voir: annonce Lexus d’occasion

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