Cinéma : supercar, superstar !

Publié par Mathieu Bellisario le 3 juin 2008

Un homme, une femme, une supercar… Le septième art regorge de références au monde automobile. En haut de l’affiche, Ferrari, Lamborghini, Maserati. Le clan des Italiens. Quatre roues volant la vedette à la plus « bankable » des stars ? un état des lieux s’impose. A fond de sixième, Sport-Prestige vous propose un petit recapitulatif des sportives ayant roulé leur bosse sur les plateaux de cinéma. Des belles d’un jour devenues femmes fatales. Gare aux liaisons dangereuses…

Ocean 13 (2007) : Maserati Quattroporte V

Pour la troisième envolée du gang classe de Vegas, Maserati a prêté sa quatre portes de luxe en V. Grand seigneur. 400 chevaux qui n’ont malheureusement pas eu le temps de performer : l’Italienne n’est apparue que quelques secondes à l’écran, trimbalant à son bord des personnages mineurs du synopsis.

Miami Vice (2006) : Ferrari F430 Spider

Passé sur grand écran, les deux flics ami-ami ont perdu de leur verve. Heureusement, le défilé de jolies frimousses (Gong Li en tête), majestueusement cadrés par Michael Mann, auront raison des pisse-froid cinéphiles.

Ah oui, j’oubliais. Pour aller d’un point A à un point B, Sonny Crockett (Colin Farrell) ne se déplace jamais sans sa F430 Spider, diva décoiffée au style agressif. Un pousse au crime kilométrique de 490 ch, qui revendique le 0 à 100 en 4,1 secondes.

Iron Man (2008) : Audi R8

D’abord, il y eu les essais. Normal pour une grande routière. LA supercar du moment a refilé quelques uns de ses traits au concept RSQ filmé dans « I, Robot » (2004). 2 millions d’entrée en France. Rassuré par ce succès populaire, l’Audi R8 a pris son destin en main. La voilà au générique d’Iron Man.

Ce comics américain de la Marvel, sorti le mois dernier sous nos latitudes, confie au coupé GT un rôle à sa (dé)mesure : celui de rendre crédible le jeu limite de Robert Downey JR, acteur déchu revenu en grâce. En graisse surtout. Une appartition furtive qui en appellera sûrement d’autres…

Batman Begins (2005) : Lamborghini Murcielago Roadster

Le mammifère volant le plus « in » du gotha(m) sort de l’ombre et arpente les allées étroites de la zone urbaine. Quelle supercar choisir pour frimer grave ? Facile. Une Lamborghini Murcielago Roadster. La raison ? Simplement un souci de mimétisme animalier. Sachez qu’en espagnol, Murcielago se traduit par « chauve-souris ». Dès lors, logique de retrouver Christian Bale -alias Batman- à son bord, plus à l’aise mèche au vent que cape sur le dos… Je ne ferai pas d’autre commentaire sur ce navet post-daté. Une sortie de route cinématographique…

Casino Royale (2006) / Quantum of Solace (2008) : Aston Martin DBS

Comment faire l’impasse ? James Bond et Aston Martin, deux mythes indissociables. Pourtant, le fleuve de cet amour consanguin semble se tarir depuis le début des prises de Quantum of Solace. Sérieusement. La DBS ne cesse de faire des misères au 007 british : crash en série, sorties de route inopinées, cascades approximatives.

Les paparazzi se régalent. Leur pellicule chauffe plus qu’un kit de refroidissement en ébullition. Néanmoins, après avoir tâté des 2CV, Lotus Esprit Turbo ou Toyota 2000 GT, l’agent secret (Daniel Craig) serait mal vu s’il venait à changer de monture. Tant de péripéties valent bien un hommage…

88 minutes (2007) : Porsche 911 Carrera S

Expert universitaire en psychiatrie criminelle, le docteur Jack Gramm (Al Pacino) est aussi consultant auprès du FBI. C’est grâce à lui que le tueur en série Jon Forster a été arrêté. Pourtant, des meurtres identiques sont à nouveau commis. Menacé de mort, Gramm est condamné à démasquer la vérité avant qu’elle ne le condamne…

Un pitsch fort attrayant, mais un résultat médiocre. Ce film d’action mou du genou n’a retenu mon attention que par sa seule scène d’émotion forte : l’explosion -ratée- d’une 911 Carrera S à l’arrêt. Des gens vont en prison pour moins que ça…

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