Essai Dodge Challenger SRT8 2010 : muscle-car, épisode 1

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Publié par Antoine Arnoux le 27 août 2009

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La plus ancienne des trois, sur le papier : la Dodge Challenger est apparue en 2009 et sera opposée à ses trois sœurs ennemies, Ford Mustang GT et Chevrolet Camaro SS. Première partie du triptyque muscle-car, avec le bélier en version SRT8…

1974, la Challenger première du nom disparaît après cinq ans de carrière. Le marché du muscle-car a du plomb dans l’aile et les descendantes du genre auront un goût beaucoup plus fade. Réglementations anti-pollution de plus en plus sévères et deux chocs pétroliers auront raison des tonitruants V8 survoltés qui faisaient le bonheur des classes populaires américaines et l’image de la sportive US pur jus…

Sauf qu’ici, on a presque une caricature du muscle-car de 1970 : le déhanchement au niveau de l’aile arrière est nettement plus prononcé, la face arrière reprend ce bandeau lumineux typiquement US et ce capot débordant sur la calandre sans chichis ni fioriture. Dodge a même poussé le vice à monter des feux de route jaunes. Cultiver le côté suranné, voilà le principe essentiel du néo-rétro… Agrémenté de kitsch, parfois : on sourit à la vue de la trappe de réservoir estampillée d’un Fuel très Mad Max, prenez là en noir mat et vous y êtes.

Lignes musculeuses, passages de roues gigantesques ( les jantes de 20p semblent presque fluettes ), ligne de toit très basse : elle impressionne du long de ses 5,02 m ( pour 1,92 m de large ) malgré son côté épuré et lisse, surtout dans cette teinte orange… sanguinaire.

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A l’intérieur, c’est la même chose : un design brutal, sans concession mais qui enterre les a priori sur les américaines construites avec des moufles. Les ajustages sont encore loin des productions allemandes mais la planche de bord taillée à la serpe s’habille de matériaux de bonne facture. La partie haute reçoit un plastique moussé du plus bel effet et les contre-portes, sobres, sont recouvertes d’alcantara et cuir surpiqué. On a encore pas mal de cet authentique plastoc chromé qui sert d’entourage de compteurs et de levier de vitesse, mais passons : ici, la réflexion ergono-philosophique en 8 volumes sur les ajustages de charnières de boite à gant semble terre à terre…

Parler de progrès en terme d’efficience serait décalé, a fortiori sur notre version SRT8, sommet de la gamme Challenger. L’intérêt de la bête, c’est le V8 qui dort à nos pieds…

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Suite de l’essai Dodge Challenger SRT8 en pages suivantes

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