Essai Chevrolet Camaro SS 2010 : muscle-car, épisode 2

Publié par Antoine Arnoux le 29 août 2009

dsc_1068

Contrairement à la Challenger qui a connu une coupure de 35 ans dans sa carrière, les noms Mustang et Camaro n’ont jamais cessé d’exister depuis 1964 et 1967 respectivement. Même si les fades coupés des années 80/90 n’avaient plus rien à voir avec les premiers muscle-cars. La Chevrolet Camaro revient cette année et compte bien faire oublier les errements qui ont suivi le second choc pétrolier ( 1979 ).

Cette cinquième génération a mis les petits plats dans les grands. Par le style tout d’abord, et un plan média rondement mené : quoi de mieux qu’un blockbuster comme Transformers pour accroître sa visibilité? « Elle existe vraiment?! » entendra-t-on chez les profanes en sortie de salle…

Entre une Mustang relativement connue sur notre marché et une Challenger néo-rétro en diable, la Camaro réinterprète le genre d’une autre manière : lignes acérées et musculeuses, calandre en large coupe-frites et fenêtres latérales façon meurtrières… Dans cette teinte noire, notre Camaro SS a une allure franchement effrayante, tout juste égayée par les bandes du Pack Orange ( bandes de capot et coffre, sellerie bi-ton et contre-portes oranges ).

dsc_1074dsc_0161-2dsc_0155-2

Elle n’oublie pas les clins d’œil historiques, comme les optiques arrière ou l’arête centrale courant sur toute la longueur de la voiture, adaptés à un style tout en angles et à un profil bien proportionné.

Beaucoup plus futuriste que ses concurrentes, on se demande pourtant comment le style de la Chevrolet vieillira. Ce genre d’audace a tendance à se démoder rapidement… Aussi agressive que les deux autres, la Camaro semble pourtant moins raffinée. Trop alambiquée sans doute.

Sur le papier, elle est bien la plus moderne, mais on ne peut en dire autant de l’habitacle : la garde au toit limitée donne un désagréable sentiment d’engoncement et les sièges offrent un moins bon maintien. La Camaro s’avère moins accueillante malgré un style très personnel : sympa, la console centrale surmontant les quatre vu-mètres ( on a même la température d’huile de boite! ) et les deux compteurs rectangulaires, directement inspirés de la Camaro originelle. Mais la qualité générale n’est pas au niveau des deux autres : planche de bord creuse, ajustements approximatifs. Et que dire de ces contre-portes affublées d’un vulgaire plastique orange brillant… On est généralement plus tolérants en terme de qualité perçue sur ce genre de sportive à forte personnalité, mais un peu plus de soin eut été bienvenu. Passons, mais cela pèsera dans la balance lors du verdict. Pour l’heure, on soulève le capot…

dsc_10471

Suite de l’essai Chevrolet Camaro SS en page suivante

Lire la suite

[^]