Ancienne de la semaine : Corvette C2 Sting Ray

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Publié par Sylvain Charbit le 15 novembre 2010

Américaine au charisme inimitable, la seconde génération de Corvette Sting Ray a largement participé à la renommée de la marque à travers le monde. Ancêtre des muscle cars, elle combine puissance et courbes singulières pour un résultat unique et presque envoutant.

Certes, Chevrolet n’est pas connu pour ses véhicules fins et gracieux. En général, le conducteur a plutôt affaire à un concentré d’hormones mâle présent pour en découdre, ou tout du moins pour le laisser paraître. La Corvette C2 Sting Ray en fait à l’évidence partie mais présente un certain nombre de subtilités uniques qui ont illuminé le territoire étasunien durant les années 60’.

Inspiré par deux projets distincts de General Motors, à savoir la Q-Corvette et le concept Sting Ray réalisé par Bill Mitchell, ce modèle se destine à la compétition et se veut annonciateur d’une nouvelle ère pour la compagnie, en s’entichant d’éléments novateurs. Ainsi, Duntov élabore un tout nouveau châssis pour l’occasion qui redéfinit complètement l’esprit de son aînée. En outre, l’apparition de suspensions arrière indépendantes ajoute à ce vent de nouveauté.

C’est finalement en 1963 que la belle apparait et propose d’entrée quatre V8 à différents niveaux de puissance, respectivement : 250, 300, 340 et 360 ch. Côté transmissions, 3 boîtes sont mises à disposition, tout d’abord deux manuelles 3 et 4 vitesses puis une automatique 2 vitesses powerglide. Les performances se révèlent plus qu’honorables puisque la vitesse de pointe est fixée à 190 km/h tandis que le 0 à 100 est lui accompli en 6.5 sec.

Le tracé est l’œuvre de Larry Shinoda qui offre au constructeur l’un de ses modèles les plus réussis. La proue à elle seule suffit à annoncer la couleur : c’est du jamais vu ! Aplatie et d’une largeur outrancière, cet avant dispose d’un couple de phares escamotables, d’une calandre cernée par un pare-choc métallique et de deux grilles d’aération béantes situées sur le capot. Une protubérance centrale parachève cette agressivité à l’américaine.

La courbe de toit fuit à 45° vers le bouclier arrière et affiche une particularité notable : la présence d’une lunette arrière type « Split Window » qui dispose d’une séparation en son centre. Il est à noter que la chose disparaitra avec son restylage l’année suivante. La forme conique de l’habitacle se répercute sur la poupe qui adopte par ailleurs 4 sorties d’échappement.

Une réussite esthétique certaine qui jouit d’un succès commercial conséquent puisque 21.513 unités seront écoulées. La production du modèle sera arrêtée en 1967 mais ses 5 ans de service voient apparaitre un rafraichissement tous les 12 mois. Ainsi, la Corvette C2 Sting ray adopte un éventail plus large de motorisation avec un pic à 435 ch pour l’ultime mouture. L’extérieur sera au final peu remanié mais l’apparition d’une variante cabriolet rend le véhicule d’autant plus populaire.

En tout 117.964 exemplaires seront vendus, marquant ainsi une récompense méritée pour Chevrolet qui s’ancre alors fermement dans le paysage pyramidal de l’automobile. Un chef-d’œuvre sur roues qui en plus d’être un régal pour les yeux présente un panel de compétences presque impensables pour l’époque.

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