Ferrari 599 GTB Fiorano : guide d’achat occasion

Publié par Antoine Arnoux le 17 janvier 2011

Présentée en 2006, la 599 GTB Fiorano s’inscrit dans la lignée des grandes GT Ferrari à V12 avant. Sa carrière déjà bien entamée lui assure aujourd’hui une présence relativement conséquente sur le marché de la seconde main.

Présence certes importante ( toutes proportions gardées ), mais pas suffisante pour lui infliger une décote réellement sensible. Même avec quelques milliers de kilomètres au compteur, un V12 Ferrari se mérite.

On parle déjà de son remplacement, qui devrait intervenir fin 2012. Cette remplaçante de la 575M vit de brillantes dernières années de carrière, outrepassant en terme d’exclusivité sa devancière grâce à certaines versions récemment découvertes. On pense aux 599 GTO, XX ( réservée à l apiste et à 30 clients triés sur le volet ) et surtout à la spectaculaire et éphémère 599 SA Aperta produite à 80 unités seulement. Dans ces deux cas, l’achat se révèlera plus délicat. En terme de finances, mais surtout de patience…

Restons donc sur le cœur de la gamme, la GTB Fiorano. Ainsi nommée d’après le nom du circuit où Ferrari développe ses modèles, pour rappel.

La 599, c’est un peu une Enzo en tenue civile. Vu que son V12 en est directement issu, on a tendance à la présenter ainsi. Par rapport à la supercar, ce magistral moteur s’est ( légèrement ) assagi : le bloc 6 litres, sans doute l’une des plus belles mécaniques de ce début de millénaire, développe 620 ch contre 660 pour la Enzo. À lui seul, il a alimenté les dithyrambes sur la 599 dès sa présentation. L’association avec la boite F1 robotisée est gage de performances démentielles et d’une aisance quotidienne assez rare au vu du potentiel ahurissant de l’auto ( 0 à 100 en 3,7 s, 330 km/h au bout du tachymètre ).

Elle a été l’une des premières applications massives des avancées techniques développées en Formule 1. On pense notamment au contrôle de traction F1-Trac, antipatinage jugulant les débordements de la cavalerie sans l’entraver : en gros, l’exploitation de la puissance en devient facile. La 599 GTB se distingue également par sa structure Space Frame en aluminium, permettant d’optimiser le compromis poids-rigidité ( on se retrouve avec 1690 kg sur la balance, honorable vu la teneur de l’engin ).

Quelques curiosités ont émergé lors de son lancement. Côté design surtout, signé Jason Castriotta, officiant alors chez Pininfarina. Les montants C par exemple, formant une arche entre pavillon et ailes arrière, œuvrent pour l’identité visuelle de la 599 autant que pour son aérodynamique. Le « coup de cuillère » acéré, dans le prolongement des ouïes latérales, fait aussi partie des signatures de l’auteur.

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