Elle commence à entrer dans le débat qui occupe tôt ou tard bon nombre d’amateurs : quelle GT choisir en occasion? Pour la Maserati Granturismo, l’heure est venue d’assaillir le marché de la seconde main, après quatre ans après sa première apparition.
Bref retour sur ses origines. Lors de la présentation de la Granturismo en 2007, on peut dire que Maserati a complètement sorti la tête de l’eau. Le succès des 3200 puis 4200 GT, associé à une image revalorisée par une fiabilité et une qualité en net progrès, a porté au sommet la Granturismo. Il faut dire qu’elle a surtout été aidée par sa ligne signée Pininfarina, pour beaucoup l’une des plus belles réalisations Maserati depuis longtemps. Pour retrouver un tel plébiscite, il faut revenir aux Ghibli des années 70.
Toute en galbes ondulants, la Granturismo a puisé son inspiration dans un modèle mythique de la marque. La gigantesque calandre ovale, signe identitaire Maserati, est héritée du coupé A6 GCS des années 60. Mais c’est surtout son profil sculptural, ostensiblement féminin, qui rapporte les suffrages. Fine chute de reins et passages de roues tout en galbes habillent l’architecture plutôt dynamique de cet élégant coupé 2+2. La position très reculée de l’habitacle et l’interminable capot y sont pour quelque chose. Discrète, certainement pas.
Comme son nom l’indique la Granturismo n’est pas une sportive, c’est communément admis. Rigoureuse, précise sur la route, mais nettement plus typée confort que sport, du moins dans sa version « basique ». Le V8 4,2 l issu de la 4200 GT ( et donc de la Ferrari 360 Modena ) y développe 405 ch. Le couple généreux ( 460 Nm ) est atteint relativement haut, à 4750 trs/mn. Suffisant pour mouvoir ses 1880 kg, mais pas pour en faire une catapulte ( 0 à 100 km/h en 5,2 s, une valeur tout de même honorable ).
La boite automatique à convertisseur, remplaçant la Cambiocorsa plus vive de sa devancière, privilégie logiquement la douceur à la brutalité. Dommage, son équilibre lui octroie un comportement sain malgré son embonpoint ( moteur central avant, très en retrait de l’essieu ), et l’amortissement piloté Skyhook apporte un peu de dynamisme sans pour autant nuire à sa vocation première : le grand tourisme authentique, orienté vers le confort.
Au final, les 35 ch supplémentaires de la S valent bien un effort lors des recherches. Sans transfigurer la dame, le 4,7 litres de 440 ch lui octroie véritablement ses galons de diva. Déjà musical, le 4,2 l semble presque timoré par rapport aux impressionnantes vocalises du 4,7 l. L’ambiance est là, mais pas seulement : sans devenir une bête de circuit, les performances progressent légèrement et le châssis gagne en précision. Amortissement plus ferme, barre de torsion renforcée, boite en position Transaxle ( sur l’essieu arrière ) contribuent à son surcroit d’équilibre et d’agilité. Confort et facilité d’utilisation au quotidien restent intacts, la Granturismo S préserve sa polyvalence de grande GT.
Notons qu’une boite tout automatique 6 rapports est disponible depuis 2009, en plus de la boite séquentielle robotisée MC Shift ( issue de la transmission Ferrari ). Moins brutale, elle apporte un surcroit d’onctuosité mais grève un peu les performances ( 4,9 s, soit 2/10 de moins sur le 0 à 100 km/h ). Tout dépend de ce que l’on recherche, au final.














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