Essai Porsche Cayman R : Café Racer…

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Publié par Antoine Arnoux le 6 octobre 2011

Le Cayman se rebiffe. C’est ainsi qu’est perçu le Cayman R, variante radicalisée du petit coupé Porsche. Avec l’accent souabe, le light is right devient brutal…

Après le Boxster Spyder, il était prévisible que son frère couvert ait droit au même traitement. Déjà, il s’agissait de répondre à une frange de puristes désireux d’une version radicale sans devoir forcément passer le cap de l’onéreuse 911 GT3, davantage adaptée à la piste. Mais à part la tonitruante Carrera GT dans un tout autre registre, aucune sportive à moteur central au tempérament clairement belliqueux n’avait vu le jour à Stuttgart depuis la confidentielle 914-6 ( 1971 ). Le règne de la 911-reine primait.

C’est encore le cas, mais il était temps d’accorder quelques lettres de noblesse au petit frère Cayman en lui offrant cette version R. Après six ans de carrière, il le méritait.

Il y a quelque chose de « Café racer » dans la démarche. Un peu comme ces rockers des années 50 qui allégeaient et modifiaient leurs motos BSA, Norton et autres Triumph dans la seule optique de la performance. Avec le Cayman R, Porsche nous sert une version brute et dépouillée de son coupé à moteur central, faisant passer le confort au second plan. Sauf que l’argument économique, dans le cas présent, est lui relégué bien loin derrière. Mais passons.

On a donc perdu 55 kg par l’emploi de portes en aluminium, de jantes allégées et en grappillant quelques grammes çà et là dans l’habitacle : climatisation et radio passent à la trappe, mais sont toujours disponibles gratuitement. Les poignées de portes sont remplacées par des lanières, l’instrumentation perd sa « casquette » supérieure, et deux baquets en carbone ( -12 kg ) vous tendent les bras. Ambiance…

Flanqué du R, ses galbes nerveux sont aussi mis en valeur par quelques effets de style. Assez peu consensuelle pour le public traditionnel qui optera sans doute pour une configuration plus discrète, mais avouons que cette teinte vert Péridot métal, spécialement dédiée au Cayman R, sied assez bien à sa personnalité de reptile en colère.

À l’œil, il sent déjà le souffre avec son spoiler noir fixe, bien campé sur ses jantes de 19″. Parfaitement maintenu par les baquets, on ne tardera pas à le vérifier. La position de conduite est optimale, le volant à jante épaisse en alcantara invite bien vite à tourner la clef, toujours à gauche, les yeux rivés sur le gros compte-tours central…

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  3. porsche-cayman-r-2011Comportement routier
  4. porsche-cayman-r-2011Vie à bord
  5. porsche-cayman-r-2011Au final
  6. porsche-cayman-r-2011Galerie photos & vidéo

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