Lorsque l’on constate le succès public que connaissent les dernières générations de Mustang, Camaro et Challenger, il est difficile de croire que les Muscle Cars sont un jour tombées en désuétude… Retour sur plus de 50 ans d’une histoire mouvementée.
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Comme dans les années 1960, âge d’or de la Muscle Car, la Ford Mustang est le symbole de ce phénomène. Chevrolet et Dodge n’ont fait que suivre, mais le retour de ces trois bolides aux noms mythiques a redonné du muscle à leurs constructeurs en terme de notoriété et de sportivité.
Une définition complexe
Cette belle santé actuelle cache une histoire mouvementée, ne serait-ce qu’au niveau de la définition du terme « Muscle Car ». Celle-ci, en effet, n’est pas limpide, et trouve sa source dans les années 1950. Une époque où le « Hot Rod » fait fureur, et où les jeunes conducteurs américains ont pris l’habitude de monter de puissants blocs V8 sous le capot de leurs bolides, afin de s’affronter lors de courses de drag. La Oldsmobile Rocket 88, sortie en 1949, s’affiche immédiatement comme le premier « hot rod de série » ! Un véhicule de taille moyenne, mais extrêmement puissant, grâce à son moteur 5.0 l V8, dont la popularité a cru rapidement grâce à ses performances dans les compétitions de stock car. Les autres constructeurs se sont donc empressés de se mettre à la page, installant des V8 de plus en plus puissants dans leurs véhicules – jusqu’à 300 chevaux – conduisant à une augmentation impressionnante de leur volume. En 1957, l’Automobile Manufacturers Association, représentante des constructeurs, décide de stopper cette course à la puissance. C’est la fin de l’ère des bolides « musclés », et bientôt le début de l’âge d’or des Muscle Cars, au sens propre.
C’est bien l’augmentation de la cylindrée des moteurs qui a conduit les marques à développer des Muscle Cars. Avant même l’architecture des véhicules. Nombreux sont les modèles du début des années 1960, plus longs, avec leurs quatre places, et plus modernes, à recevoir de telles motorisations. Certaines, comme la Chevrolet Impala SS, adoptent des équipements clairement sportifs : sièges baquet, levier de vitesse au plancher, suspensions améliorées… Bien que la dimension des bolides ne correspond pas encore au volume des modèles qui ont fait la légende du segment, on peut d’ores et déjà parler de Muscle Cars. Avec toutefois des précautions. Des véhicules comme l’Impala SS ou la Ford Galaxie, véritables Muscle Cars compte tenu de leur motorisation, restent des voitures de grande taille, à contre-courant de la demande des jeunes conducteurs, des baby-boomers de plus en plus nombreux à obtenir leur permis. Avec la version 1962 de sa Fairlane, Ford parvient ainsi à produire un véhicule de taille intermédiaire puissant, grâce à un un moteur plus compact. Un pas important vers le développement des Muscle Cars telles que l’on se les figure aujourd’hui.














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