Ancienne de la semaine : Jaguar XK150

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Publié par Gregory Richard le 7 novembre 2011

On le sait depuis la semaine dernière, Jaguar ne sera pas du déplacement à Detroit en Janvier prochain, à l’occasion du 24e North American International Auto Show. Qu’à cela ne tienne, rien n’empêche le constructeur britannique d’exhiber un de ses glorieux modèles sur Sport-Prestige. À l’honneur aujourd’hui, la XK150.

Débarquée sur le marché de l’automobile en 1957, la Jaguar XK150 n’arrive pas sans pression sur les épaules. Son aînée, la 120, sortie dix ans plus tôt, n’est autre que le tout premier modèle sportif de la firme britannique, et sans doute la seconde voiture historique made in Jaguar, derrière l’inévitable Type E. Une monture considérée comme une des plus rapides de l’époque, du haut de ses 212 km/h en vitesse de pointe. Son autre grande sœur, la 140, avait ajouté à la performance de cette première une esthétique à toute épreuve, grâce entre autres à un pare-chocs et une calandre beaucoup plus tape-à-l’oeil. Il en fallait donc plus au dernier modèle de la gamme XK pour pouvoir jouer des coudes dans cette famille de cracks.

Pour ce faire, le modèle a misé sur une innovation technique de taille, avec l’installation de disques à frein disposés en série. Les pièces n’ont pas été choisies au hasard après avoir donné satisfaction à Bill Lyons et consorts lors des 24 Heures du Mans de 1954, sur la Jaguar Type-D (celle-ci se classera d’ailleurs deuxième de l’épreuve, derrière la Ferrari 375 Superamerica). Autre caractéristique : sa direction à crémaillère, plus précise et moins coûteuse que certains boitiers de direction traditionnels, et son moteur XK (sorti en 1949), V6 de 3,4 litres, dont le bloc a été renforcé par une culasse en aluminium et l’association de deux arbres à came entraînés par chaîne.

Ce moteur développe entre 190 et 265 chevaux de puissance, en fonction des différentes variantes du modèle (220 ch pour les Coupé-Cabriolet, sortis la même année, et 265 pour le modèle Roadster, vendu en série en 1958). Esthétiquement parlant, la 150 n’est pas en reste et tend à marquer sa différence, notamment par l’intermédiaire d’une face avant plus unie (une seule vitre avant contre deux sur la 120 et la 140), et d’un nez plus allongé que ses prédécesseurs.

Au final, ce sont près de 9 000 exemplaires (autant que la XK140) qui seront écoulés pour ce modèle, peut-être pas le plus réputé de l’histoire Jaguar, mais à la forte symbolique. Celle du premier véhicule de la gamme XK, toujours aussi basé sur la performance sportive, mais plus ancré dans un esprit routier Grand Tourisme. Un esprit que reprendra d’ailleurs à merveille la Type E dès le début de l’année 1961.

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