Dossier : Jaguar XJ-S, 21 ans de passion

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Publié par Julien Mathis le 18 novembre 2011

Sortie des usines Jaguar en plein choc pétrolier, on peut dire que la XJ-S n’a pas eu droit à un traitement de faveur à sa naissance. A l’époque, les coupés grand-tourisme de 5,3 L au caractère sportif n’étaient pas vraiment les bienvenues sur le marché automobile.

Ce genre de véhicules était rare en 1975, les seules marques a proposer une puissance équivalente au V12 sur des modèles grand-tourisme étaient italiennes (Ferrari et Lamborghini).La XJ-S s’est donc immiscée sur ce marché restreint avec des prétentions de performance de haut niveau. Son potentiel maximal de 229 km/h (qui passera à 240 km/h en 1981 suite à des modifications moteur apportées par un ancien ingénieur Porsche) et son accélération (97 km/h en 7,8 secondes) lui ont tout de même permis de creuser son trou.

Vidéo automobile

L’héritage du V12 de la berline XJ-12 et du Type-E série 3 a grandement joué en sa faveur.

Modernisé par l’ajout d’une injection électronique, le V12 de la XJ-S a sorti le grand jeu dès 1976 et proposait les deux types de transmission (manuelle et automatique). Les premiers modèles utilisaient une transmission Borg-Warner.

Dès 1979, elle sera échangée contre une GM Turbo-Hydromatic 400 mais conservera ses trois rapports initiaux.

La télévision au service de Jaguar

Malgré ses caractéristiques techniques, la XJ-S n’était pas pour autant en terrain favorable. Son design, entre autres, a été l’objet de nombreuses critiques.

C’est grâce à la promotion de certaines séries télévisées que Jaguar a fait connaître la XJ-S au grand public. Dans « Chapeau melon et bottes de cuir » (The New Avengers), Gareth Hunt (dans le rôle de Michaël Gambit en conduisait une.

De même, Ian Ogilvy, qui interprétait Simon Templar dans « Return Of The Saint », roulait dans une XJ-S immatriculée « ST 1 ». Le succès de ces deux séries a grandement servi la cause Jaguar.

C’est en juillet 1981 que les modifications moteur lui permettent d’atteindre les 295 chevaux, grâce au V12 High-Efficiency engine. En plus de la puissance, le V12 HE procurait à la XJ-S une économie de carburant significative.

L’esthétique a également reçu quelques améliorations : décorations en bois sur le tableau de bord et les portières, nouvelles jantes en alliage et inserts de chrome sur les pare-chocs.

  1. Des débuts difficiles
  2. De la XJ-S à la XJS
  3. Galerie photos

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