Essai Mercedes S 250 CDI Blue Efficiency : les bonnes intentions

Classé dans.
Publié par Antoine Arnoux le 24 novembre 2011


Chez Mercedes, c’est l’heure de l’audace. Il en fallait, pour greffer un petit 4 cylindres à la grande Classe S. En l’espèce, le 2,2 litres 250 CDI. Il fait correctement son travail, mais… il y a un mais.

Vidéo Mercedes Classe S et CL :

Mercedes S 250 CDI Blue Efficiency : présentation

Un salon roulant downsizé. Bourré, bourré de bonne intentions. Avouons-le, nous avons fait partie de ceux qui ont poussé les hauts cris en apprenant l’an dernier que Mercedes s’apprêtait à greffer un 4 cylindres diesel sur une Classe S, en guise de nouvelle version d’appel du vaisseau amiral de l’Etoile.

Lire ces lignes eut semblé assez improbable il y a peu, mais la chasse au Co² et le politiquement correct sont passés par là. Bien sûr, pas question de renoncer à l’image mais il s’agit d’étendre un peu plus le label Blue Efficiency. D’où l’arrivée d’un modeste « 4 pattes » sur une S, une première historique!

Il y a visiblement un public pour… Seulement voilà : S, cela signifie Sonderklasse, ou classe spéciale. L’archétype de la limousine statutaire, devenue une institution chez Mercedes depuis les premières générations ( W108 ) remontant à 1965.

Alors, doit-elle oublier la noblesse liée à son rang, qui ne se conjuguait pas avec moins de 6 cylindres jusqu’alors, ou du moins en partie? Cette légitimité discutable de prime abord a vite été mise de côté par Mercedes.

Outre l’image de « limousine raison » de la S250 CDI, regagner du terrain face aux Audi A8 et surtout BMW Série 7 en grande forme commerciale était nécessaire. Histoire de lui assurer une fin de carrière digne, puisque sa remplaçante est prévue pour 2013. Et accessoirement, proposer une nouvelle offre à l’intention des flottes d’entreprises.

La gamme s’est donc élargie vers le bas, avec audace. Étrange, de se dire que les lignes imposantes de la grande S abritent cette fois un petit bloc coutumier de la… Classe C. Insolite, la greffe interpelle.

Car même si ce moteur 2,2 litres ( comme son nom ne l’indique pas ) à injection directe bénéficie de tous les raffinements visant à le civiliser et faire oublier son extraction rustre, sur le principe, c’est discutable : le haut de gamme raisonnable, surtout appliqué à l’automobile, peut paraître antinomique.

Et puis, le rôle d’entrée de gamme était déjà assuré avec brio par la S350 BlueTec et son V6 de 258 ch. Déjà sobre, et plutôt performante. Alors fatalement, avec 204 ch sur la lourde, grande et noble dame S, on à tendance à se méfier de ses bonnes intentions. En route.

  1. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyPrésentation
  2. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyMoteur!
  3. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyComportement routier
  4. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyVie à bord
  5. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyAu final
  6. mercedes-s-250-cdi-blue-efficiencyGalerie photos

Lire la suite

[^]