Chez Audi, la tradition est de réserver les versions RS pour les fins de carrière. La RS3 s’y est tenue, avant de faire résonner son 5 cylindres sur nos routes.
Vidéo : Audi RS3 Sportback
Audi RS3 Sportback : présentation
Certaines variantes Renn Sport sont pourtant arrivées plus tôt. On pense à la RS5, venue au monde peu après la version « civile ». Pour la RS3, c’est un peu différent. L’A3 est tout de même en circulation depuis 2003, et il s’agissait de faire d’une compacte somme toute assez commune un engin exclusif. Et explosif, pour répondre aux attentes d’une poignée de fanatiques du 5 cylindres.
Dont acte, la première A3 à arborer le sigle RS voit le jour au salon de Genève 2011. Uniquement en Sportback, vu que c’est principalement sous cette carrosserie que Audi écoule l’A3. Avec à la clef, le 5 cylindres TFSI qui avait déchaîné les passions lors de son arrivée sur le TT-RS ( y compris les nôtres, voir notre essai : Essai Audi TT-RS ).
Alors oui, on se prend à songer aux monstrueuses Ur Quattro qui écumaient les spéciales de rallye au début des années 80. Au vu de la robe de ce curieux petit break en tenue de sport, on s’attendrait à un engin brutal à souhait…
La comparaison s’arrête là, malgré ses grosses prises d’air en guise d’écopes sur le bouclier avant, ou ses grosses jantes de 19 pouces sous les passages de roues hypertrophiés. On connait bien la pratique des ingénieurs Audi, désormais. Outre ces petites attentions, l’habitacle subit un traitement plus léger.
Assez rigoriste dans son dessin, l’habitacle s’égaye à peine de quelques sigles, touches d’aluminium et d’une sellerie spécifique. Celle-ci présente bien, et offre un meilleur confort qu’un maintien réellement sportif. Pour le reste, la présentation est identique à une simple A3. C’est à dire claire, nette et d’une qualité sans réel reproche pour ce niveau de gamme.
Sous ce masque ô combien évocateur, c’est donc le 5 cylindres 2,5 litres suralimenté de 340 ch qui officie. Loin de la bestialité quasi suicidaire de ses ancêtres, mais cultivant une redoutable efficacité, une polyvalence rare et un caractère assez relevé. La quadrature du cercle? Non, ce serait trop simple. La RS3 joue sur un registre typiquement Audi, visant à rendre la sportivité accessible au commun des pilotes et de l’apprenti gentleman driver…
Voilà l’invitation lancée par l’instrumentation qui s’étale sous les yeux, derrière le petit volant à méplat ( plus joli que réellement utile ) : 310 km/h, et une zone rouge fixée à 7000 trs/mn. Un feulement relativement discret en émane, grave à souhait, qui prend de l’ampleur à chaque sollicitation même mesurée du pied droit.
Quittons l’air urbain vicié, on sent que les 5 cylindres et leur turbine ne demandent qu’à s’époumoner au grand air.













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