La première sportive de la semaine de l’année 2012 est une bouillante Mexicaine de 250 chevaux : la Mastretta MXT.
Le Mexique n’est pas une terre historique d’automobile. Et encore moins d’automobile sportive. L’écrasante domination économique et industrielle des Etats-Unis voisins dans le secteur n’y est pas pour rien. Daniel Mastretta, fondateur de la société éponyme, voulait donc rompre avec cette non-tradition. Lors de la présentation officielle de la MXT, première sportive de l’histoire de l’automobile mexicaine, lors du British International Motor Show 2008, l’ingénieur et designer a expliqué son projet en ces termes : « Nous devions créer une voiture formidable, car le Mexique n’a aucune tradition de fabrication de voitures de sport. Il est très important que nos clients soient comblés par le design de la MXT, mais nous voulions aussi rendre notre pays fier de cette voiture, et prouver au monde ce que nous savons faire ».
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Sportive de la semaine
Lancée en 2011, la production de la MXT est elle aussi réalisée au Mexique, dans l’usine officielle de Mastretta. Un bolide dont le design doit tout aux frères Mastretta. Celui-ci a été conçu selon deux impératifs : l’aérodynamisme et la légèreté. Taille basse, moteur en position centrale arrière, châssis en aluminium, plancher en fibre de carbone, larges aérations… Le coupé voit ses deux sièges positionnés très bas et très proches l’un de l’autre, afin d’optimiser l’espace pour le moteur et de réduire la largeur et la hauteur de la structure. Avec 3,9 m de long, 1,8 m de large, 1,15 m de hauteur, et un poids de 930 kg, la MXT se montre très compacte, et répond parfaitement aux exigences de performance d’une voiture de course : stabilité, rigidité et puissance.
Cette puissance est offerte par le bloc 2 l Duratec à 4 cylindres signé Ford. Turbocompressé, il développe 250 chevaux et 339 Nm de couple, permet à la MXT d’atteindre les 260 km/h et d’abattre le 0 à 100 km/h en 4,9 secondes. Des chiffres dans la moyenne des sportives de sa dimension, et très proches de ceux d’une Lotus Elise, par exemple. La transmission aux roues arrière est assurée par une boîte de vitesses manuelle MTX à cinq rapports. Un voyant situé sur le tableau de bord informe le pilote du moment adéquat pour passer la vitesse supérieure ou pour rétrograder. Equipée d’une barre anti-rapprochement à l’avant, la MXT est montée sur des suspensions à double triangulation sur les trains avant et arrière, et reçoit des freins à disques ventilés de 293 mm à l’avant.
Si le comportement et les performances de la Mexicaine ont été soignés au possible, la finition a été moins fignolée. Les sièges baquets en fibre de carbone, recouverts de cuir sont suffisamment confortables pour épouser le pilote en proie aux 1,1 G ressentis dans les courbes et au freinage, mais sont sans doute l’un des seuls éléments luxueux de l’habitacle. Le volant de 320 mm en alcantara, avec son méplat, et les pédales très rapprochées ont été conçus avec l’objectif d’être pratiques lors de la conduite, avant d’être esthétiques. De l’ultrasuede a beau avoir été employé pour recouvrir les garnitures, et la console disposer du GPS, du Bluetooth et d’un écran DVD, l’impression spartiate qui se dégage de l’intérieur de la Mastretta MXT persiste. 150 modèles sont prévus pour l’année 2012, dont 45% pour le seul marché mexicain.


















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