Essai Ferrari FF : la sublime dévoyée

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Publié par Antoine Arnoux le 10 janvier 2012

C’est inévitable. L’heure approchant de rendre le petit triangle rouge frappé du Cavallino, on se remémore l’instant où elle nous est apparue, immaculée. Dame Ferrari FF est de celles qui restent chevillées à l’esprit.

Vidéo Ferrari FF

Ferrari FF : présentation

Soudée à l’esprit, et au corps. Mais d’abord, il faut se figurer la scène. Un matin blafard, rendu maussade par une bruine hivernale. L’apparition est spectrale, tapie dans un recoin. Dans sa livrée blanche nacrée, une nouvelle teinte inédite, la FF attend patiemment votre serviteur.

La découvrir sur les podiums des salons internationaux, c’est une chose. Lâchée dans la nature, la Ferrari Four ressemble surtout à un coup de tonnerre visuel. Cinq mètres athlétiques, un interminable capot, achevé par des optiques à Leds effilés ( la 458 Italia a préparé le terrain stylistique ) et une colossale calandre chromée… La poupe, toute en puissance contenue, ajoute encore à la curiosité. Surprenante, l’imposante musculature s’est développée en finesse. Sous la coupe de Pininfarina, en l’occurrence.

Coup d’éclat à plus d’un titre, nous l’avons maintes fois évoqué. Dès que nous en avons découvert les premières images, en réalité.

Cette architecture de break de chasse, un première chez Ferrari ( si l’on excepte quelques officieuses et éphémères réalisations par le passé ), a fait grand bruit à Genève lors de sa première en mars 2011. La FF est aujourd’hui la seule de son espèce, même si la tendance du shooting brake tend à revenir en scène ( on pense à la très exclusive Bentley Continental GT carrossée par Touring, ou à Mercedes et sa variante à venir du CLS, dans un tout autre registre ).

Pour remplacer la 612 Scaglietti et pérenniser la lignée des grandes GT V12, Ferrari a misé sur le fracas… L’autre choc vient de sa fiche technique, puisqu’elle est la première de la marque à recevoir quatre roues motrices. Une Ferrari tout-temps, donc ? Oui, et même voyageuse au long cours puisque son patronyme renvoie aussi à ses quatre vraies places. Contrairement à la 612 qui était un coupé 2+2, nous y reviendrons plus tard. La panoplie semble complète pour partir à l’attaque de nouveaux marchés sur lesquels lorgne le Cheval Cabré, un peu plus à l’est…

Très vite, la diatribe conservatrice qui se fait encore entendre çà et là confine à la dithyrambe. Très vite, on se retrouve installé dans le fauteuil de gauche, littéralement assis au milieu de la voiture ( le poste de conduite est reculé à l’extrême ).

Volant en main, le gros compte-tours annonçant ses 8500 tours pile sous vos yeux, vous le rappelle : l’important, c’est la santé mécanique. C’est d’ailleurs le seul élément traditionnel de l’instrumentation. Le reste est confié à deux écrans TFT de part et d’autre.

À gauche, les données du V12 ( température, pression d’huile… ) et de l’ordinateur de bord. À droite, le tachymètre digital. Mais celui-ci, personne ou presque ne vous invite à s’en soucier. Sauf le passager, qui aura tôt fait de vous remettre vos 12 points sur les i. Il dispose lui aussi d’un rappel de la vitesse sous les yeux ( optionnel, 2990 € ). Voilà l’autre trait de caractère de la FF : le partage. Suite de la procédure, et moteur…

  1. ferrari-ff-v12-2012Présentation
  2. ferrari-ff-v12-2012Moteur!
  3. ferrari-ff-v12-2012Comportement routier
  4. ferrari-ff-v12-2012Vie à bord
  5. ferrari-ff-v12-2012Au final
  6. ferrari-ff-v12-2012Galerie photos

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