Ancienne de la semaine : Chevrolet Carryall Suburban

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Publié par Romain Thirion le 30 janvier 2012

Cette semaine, l’ancienne s’arrête au rayon SUV, avec le Chevrolet Carryall Suburban, premier représentant « commercial » d’un genre de véhicules devenu aujourd’hui extrêmement populaire.

Aucun segment n’a connu un développement aussi fort, ces dix dernières années, que celui du Sport Utility Vehicle. Les SUV se déclinent aujourd’hui en multiples dimensions, avec toutes sortes de motorisations et de transmissions. Et de nombreux modèles prestigieux, comme les Porsche Cayenne, Mercedes ML, BMW X5, Audi Q7 ou autre Cadillac Escalade ESV, font figure de référence. Ce dernier, d’ailleurs, est la version la plus luxueuse des véhicules développés sur la plateforme du Chevrolet Suburban : un engin dont l’origine militaire n’aura pas empêché une application commerciale précoce. En effet, dès 1935, le Chevrolet Carryall Suburban est commercialisé en grande série : le SUV, qui ne trouverait son nom que plusieurs décennies plus tard, est né.

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Ancienne de la semaine

Si le SUV, véhicule athlétique, besogneux et massif ne pouvait venir que des Etats-Unis, sa première version commerciale ne pouvait provenir que des usines Chevrolet, constructeur très tôt spécialisé dans les utilitaires grand public. En 1935, les ingénieurs de la marque ont l’idée de combiner l’avant d’un pick-up – de la calandre aux deux portières – et l’arrière d’un van, sur un robuste châssis de pick-up d’une demie-tonne. Cette architecture inédite permet d’aligner trois rangées de sièges tout en offrant un volume de chargement important. Prévu pour transporter des familles, il faut à l’habitacle du véhicule une solidité égale à celle de son châssis. Contrairement à bon nombre de fourgonnettes de l’époque, ce n’est donc pas du bois mais de l’acier qui est choisi pour carrosser le bolide. Initialement baptisé Carryall (« Transporte tout »), il reçoit également le deuxième nom de Suburban, surnom de bon nombre de camionnettes d’alors.

Pourvu d’équipements de série rudimentaires, le Chevrolet Carryall Suburban ne dispose même pas de radio, de chauffage, d’horloge ou de pare-choc avant, tous optionnels. Un grand écart par rapport aux SUV d’aujourd’hui. Cependant, comme un grand nombre de SUV actuels, l’engin tient plus du monospace que du tout terrain. Avec sa transmission aux roues arrières, assurée par une boîte de vitesse manuelle à 3 rapports, le Carryall tire néanmoins un bon couple de son moteur de 3.4 l à 6 cylindres en ligne, développant 60 chevaux. Très tôt plébiscité par le public, le Carryall Suburban est cloné par General Motors, propriétaire de Chevrolet, qui le commercialise notamment sous les badges GMC et Cadillac. Mais c’est bien sous le logo au noeud papillon que le véhicule connaît le plus de succès. Dès 1941, une deuxième génération est lancée. Pas moins de onze se succéderont jusqu’à aujourd’hui. Et alors que la plupart des marques abandonnent le terme de Suburban pour leurs fourgonnettes surélevées, Chevrolet le conserve, et fait réserver les droits du nom en 1988, pour préserver intacte la légende de son SUV. Le Chevrolet Suburban est aujourd’hui la voiture de série la plus ancienne du paysage automobile mondial à avoir gardé son nom.

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