Rétromobile 2012 : un demi-siècle pour la Ferrari 250 GTO

Publié par Antoine Arnoux le 4 février 2012

Voilà 50 ans naissait celle qui allait devenir l’une des Ferrari les plus célèbres. Rétromobile y va de son hommage à la 250 GTO, modeste certes, mais qui aura mis la rarissime italienne à l’honneur.

Vidéo Ferrari 250 GTO

Par sa rareté de licorne roulante déjà ( 39 unités produites de 1962 à 1964 ), il y a de quoi saluer l’événement. Deux exemplaires de 250 GTO trônant côte à côte à l’entrée de ce Rétromobile 2012, c’est une chance… En général, on entend surtout parler d’elle lors de ventes aux enchères records. Plus de 20 millions $ en 2008 par exemple.

Pas question aujourd’hui de passer à côté de l’anniversaire de l’initiatrice du sigle GTO, et d’une pièce majeure de l’histoire Ferrari. Si il fallait faire simple, il faudra se figurer ce que représente aujourd’hui une 599 GTO. Mais tout n’est pas si simple, justement.

Déjà, le niveau d’exclusivité, en rapport avec l’époque, n’est pas vraiment comparable. Et la 250 GTO a été développée dans l’optique de devenir un monstre de course. Gran Turismo Omologato, cela voulait bien dire que l’on partait d’une GT destinée à taquiner le chrono avant tout…

Développée sur la base d’une 250 GT empattement court, la GTO conserve le fameux V12 Colombo autour duquel s’est bâtie la légende de la famille. Là, il s’agissait de la variante de 300 ch de la 250 Testa Rossa de course, apparue 5 ans plus tôt ( à l’exception de trois exemplaires dotés d’un V12 de 4 litres, aussi nommées 330 LMB ).

Autour, la robe signée Scaglietti ( qui prit la relève de Giotto Bizzarini au cours du développement ) correspond à peu près à l’archétype de la Ferrari de course des années 60. Spontanément, on pense à ses trois évents et à son profil fastback prononcé, filant à près de 280 km/h en pointe…

On pense aussi à ses progrès techniques, avec notamment sa suspension avant à bras inédite à l’époque, mais aussi une boite 5 rapports et quatre freins à disque. Et puis avouons-le, 100 ch /l sur un bloc remontant au début des années 60, cela laisse songeur. Joli morceau d’histoire Ferrari, avec sans doute ce que la marque compte de plus noble.

[^]