Retour sur le Ministry of Speed Festival. Riche en émotions, l’événement organisé par Nissan en marge des 24 Heures de Dubai a permis d’aborder un peu plus intimement la GT-R, et son évolution pour 2012.
Vidéo Nissan GT-R 2012
Nissan GT-R : présentation
De la Leaf Nismo RC à la nouvelle GT-R, tout ce que Nissan compte de plus déluré s’était rassemblé sur l’autodrome de Dubai, dans le cadre des 24 Heures. Le très déjanté Juke R y faisait office de Safety Car, d’ailleurs…
Mais ce n’était pas la seule grande première : Nissan avait choisi d’aligner en course un équipage composé uniquement de pilotes vainqueurs de la GT Academy. Pour mémoire, d’anciens joueurs du jeu vidéo Gran Turismo 5, auquel Nissan est associé. Bien inspiré visiblement, puisque la 370 Z emmenée par les quatre jeunes pilotes ( dont le français Jordan Tresson ) s’est placé troisième ! Chapeau donc, et place à la fête…
La piste à peine refroidie, place à un autre jeu. Toujours réel bien sûr, et il faudra se retrousser les manches. La GT-R laisse forcément une certaine appréhension, du moins pour le gentleman driver normalement constitué. Cette bestialité revendiquée sans ambages est toujours aussi savoureuse. Surtout sous le soleil des Émirats, où un rappel s’impose avec le modèle 2011. Car la GT-R 2012 vient tout juste de pointer son nez avec ses 550 ch.
On peut se demander ce qu’il était encore possible d’apporter à la japonaise qui nous avait déjà fait forte impression voilà trois ans, avec 485 ch à l’époque. Mais pour Nissan, il s’agissait de continuer sa stratégie de « développement permanent » appliqué à la GT-R. Toujours chercher l’optimisation, donc.
Visuellement, opérer une refonte était inutile. C’est blanc bonnet-bonnet blanc même, et toujours la même face, inchangée entre 2011 et 2012. Des feux diurnes à Leds de part et d’autre du bouclier, la calandre un peu plus acérée que sur le modèle 2010, et c’est tout : la GT-R 2012 conserve les quelques points d’évolution que la 2011 apportait. Même constat au niveau du diffuseur arrière, aux contours légèrement redessinés par rapport à la 485 ch.
L’allure bestiale de la GT-R n’est pas encore démodée, loin s’en faut et tant mieux, vu que cette génération ( R35 ) a encore cinq ans à vivre. Le profil musculeux de gros jouet taillé à la serpe, tout droit sorti d’un fantasme d’adolescent, plaît toujours.
Comme souvent chez les super-sportives Nissan, pas de place pour le superflu. Spoilers et évents divers et variés ne sont pas là pour le spectacle. Tout est justifié, puisque directement orienté vers la performance et l’efficacité brute. Même chose pour l’habitacle, qui ne bouge pas. L’essentiel est ailleurs, n’est-ce pas. L’instrumentation, juste sous les yeux par exemple.















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