Sportive de la semaine : Saleen S7 Twin-Turbo

Publié par Romain Thirion le 10 février 2012

En 2005, Saleen fait passer sa S7 en mode bi-turbo et lui offre ainsi 200 chevaux supplémentaires pour la porter à 750 chevaux. Sport-Prestige revient sur l’histoire de ce monstre californien.

Saleen a fait sa réputation sur l’amélioration de Ford Mustang. Créée en 1983, la société de Steve Saleen, ancien pilote automobile, s’est lancée très tôt dans des compétitions de stock car. La muscle car de Detroit devient rapidement le véhicule de prédilection du préparateur, et il faut attendre l’an 2000 pour que celui-ci passe à la construction de ses propres modèles. La première Saleen pure race est baptisée S7. Développée en partenariat avec Phil Frank, pour le design, et Ray Mallock Jr., pour le châssis, la supercar dispose alors d’un moteur V8 Ford 427 à aspiration naturelle, lui offrant une puissance de 550 chevaux. Très vite, une version de compétition nommée S7R est lancée dans les épreuves de l’American Le Mans Series, avant d’être engagée sur de plus grosses courses, comme les 12 Heures de Sebring et les 24 Heures du Mans en 2001, et de passer au championnat du monde GT de la FIA en 2003. Bien décidé, pourtant, à lancer une version plus puissante de son bolide, Steve Saleen dévoile en 2005 une évolution à double turbo de la S7 : la S7 Twin Turbo.

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Physiquement, la Saleen S7 Twin Turbo ressemble presque en tous points à son aînée. Seule l’inscription « Twin Turbo », entre les feux arrière, fait figure de nouveauté, ainsi que les diffuseurs avant et arrière. Entièrement construite en fibre de carbone, la carrosserie du bolide est totalement orientée vers l’aérodynamisme et la résistance aux forces latérales. Son châssis aéré, composé en partie en fibre de carbone et conçu en autoclave, est notamment équipé de suspensions indépendantes à double triangulation, avec combinés filetés et barres anti-rapprochement à l’avant comme à l’arrière. Ce système permet au véhicule d’adopter un comportement plus souple une fois sur la route, et d’être beaucoup plus rigide lors de la conduite sur circuit. Le système de freinage a été développé pour être l’un des plus performants qui soit sur piste. Des disques ventilés de 15 pouces à l’avant et de 14 à l’arrière, couplés à des étriers Brembo monoblocs à 6 pistons en aluminium sur les 4 roues, assurent un freinage optimal. La S7 Twin Turbo dispose également de jantes très larges de 19 pouces en alliage forgé.

La véritable amélioration apportée à cette supercar se trouve sur le moteur, situé en position centrale arrière. Deux turbocompresseurs Garrett à roulements à billes, assurant 0,4 bar de pression, ont été montés sur le bloc 7.0 l V8. Celui-ci développe désormais 750 chevaux à 6 300 tours par minute, pour un couple maximum de 949 Nm à 4 800 trs/mn. Mu par une boite de vitesse manuelle à six rapports, le bolide peut être propulsé jusqu’à la vitesse maximale de 399 km/h, et abattre le 0 à 100 km/h en 2,8 secondes. Des performances spectaculaires que Saleen n’a pas voulu laisser sans suite, puisque le constructeur a développé un pack nommé « Performance upgrade », avec un système de suspension et de freinage encore plus efficaces, et capable d’augmenter la puissance du moteur à quelque 1 000 chevaux. Suffisant pour faire dépasser les 400 km/h au monstre californien.

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