Découverte : Essai Nissan Patrol à Margham, Dubai

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Publié par Antoine Arnoux le 10 février 2012

Quelques mirages nous disent de faire demi-tour. Quoique non, on resterait bien un peu plus longtemps dans le désert. Nissan Patrol septième du nom pour monture, on s’égare et on s’effare dans les dunes.

Vidéo Nissan Patrol, Dubai :

Nissan Patrol V8 : présentation

On peut envisager la liberté automobile de différentes manières. Il n’en reste plus beaucoup par les temps qui courent. Hormis partir à l’aventure, sans but précis. Et rouler. On le fait régulièrement dans nos contrées, au volant de certaines GT au long cours… Mais parfois, on aime pousser plus loin la liberté de mouvement. On la veut totale, sans horizons. Ou alors, que celui-ci soit loin et abstrait. Inquiétant et terriblement attirant.

Le réveil est rude. Quelques heures après l’arrivée à Dubai, on se prépare au sable. Puis notre colonne de Nissan Patrol se met en branle. La route de Jumeirah ( cette fameuse ile artificielle en forme de palmier, emblématique de la démesure émiratie ) jusqu’à Margham est flambant neuve, alternant d’abord auto-ponts et autoroutes à 2 fois 8 voies ( parfois plus… ). Puis les gratte-ciels s’espacent, et laissent place à une étendue parsemée de quelques bosquets et cahutes çà et là.

Le mastodonte japonais est à son aise sur l’asphalte, offrant un confort feutré à souhait. Un peu à la manière du Range, le Patrol est passé du statut de tout-terrain rustique à celui de SUV clairement haut de gamme ( notamment grâce à son nouveau châssis désormais doté de quatre suspensions hydrauliques indépendantes, nous y reviendrons ).

Embourgeoisement et qualité perçue sont comparables à ce qu’offre une grande routière. Il faut dire que le Patrol sert de base au très civilisé et cossu Infiniti QX56 ( uniquement disponible outre-Atlantique ). L’habitacle est à l’image du reste. Massif, d’une élégance assez tape à l’œil, avec force boiseries brillantes et accessoires spécifiques au marché local ( housses diverses, étendues un peu partout… ).

Puis on arrive à Margham, l’un des accès de la réserve naturelle de Dubai. Au delà, c’est l’immense désert Rub al-Khali. 650 000 km² de sable et d’aridité qui s’étendent jusqu’en Arabie Saoudite. Tout simplement les dunes, ou la température varie de 60° à -10°… Et quelque part, la légendaire cité D’Iram, ville disparue de la route de l’encens au troisième siècle avant notre ère.

Mais rares sont les bédouins qui s’attardent dans ces lieux hostiles de nos jours. Déjà en bordure de cette immensité, l’orangé s’étend à perte de vue. Comme dans Tintin au Pays de l’Or Noir. Parlant d’or noir justement, il est ici affiché à 2 dirhams le litre soit… 40 centimes d’euro. Mais trêve de calcul, l’essentiel est d’abreuver le gros V8 de 405 ch. Impensable en France, où il n’est plus importé hormis à titre isolé.

Seuls Russie, Ukraine et continent asiatique ont droit au colossal SUV Nissan à l’heure actuelle. Pour le Patrol, il s’agissait de répondre à une demande pour des véhicules aptes aux conditions extrêmes, offrant un confort au sommet. Inutile pour autant de débarrasser ce 4 x 4 emblématique de son image de baroudeur brut. Simplement de l’édulcorer par un raffinement en net progrès, et travailler sa polyvalence par un recours massif à l’électronique.

  1. nissan-patrol-v8-dubaiPrésentation
  2. nissan-patrol-v8-dubaiEn piste
  3. nissan-patrol-v8-dubaiAu final
  4. nissan-patrol-v8-dubaiGalerie photos

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