Ancienne de la semaine : Saab 900 Turbo

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Publié par Audrey Favin le 21 décembre 2009

saab 900 front

Le rendez-vous de la semaine se devait de rendre hommage à Saab, qui lutte contre sa mort programmée. Car il fut un temps où la suédoise imprimait le tempo, celui de la 900 Turbo. Souvenirs…

Saab se meurt, après des années d’agonie silencieuse. General Motors est en passe de débrancher la suédoise, le dénouement ne fait guère de doute malgré la tentative de sauvetage de dernière minute de Spyker. La Suède refuse de perfuser Saab et tourne le dos à un passé plus glorieux que l’on ne veut s’en rappeler. Dans les années 1970-1980 la Suède fait tourner la tête du monde : Abba sur les pistes de danse, Bjorn Borg sur les courts de tennis et Saab sur les routes. Incarnation de l’esprit avant-gardiste de la marque, la 900 bouscule les codes établis et forge l’histoire de l’automobile.. Encore aujourd’hui la 900 est le modèle Saab le plus reconnu toutes générations confondues. James Bond lui-même en a fait sa voiture personnelle !

A la fin des années 1970 la 900 endosse le rôle de fer de lance de l’automobile suédoise sur le marché américain. L’objectif de conquête est clair, la Viking doit ouvrir la voie à Saab et lui permettre d’acquérir richesse et prospérité. Pour mieux séduire les Américains elle change de gabarit, oublie sa taille svelte et se fond dans la culture des gros modèles. Parmi ses déclinaisons toutes plus populaires les unes que les autres la Turbo 16, commercialisée en 1979.

La version Turbo 16 3 portes née en 1979 combine allure audacieuse et caractère sportif, alliance au charme très efficace. Le pare-brise quasiment plat (comme un cockpit d’avion, référence explicite au passé d’avionneur de Saab) et ses lignes très différentes des normes en vigueur attirent l’attention. Les saabistes admirent ses proportions qualifiées de quasi-parfaites, voire de divines par certains afficionados !

Bien balancée la 900 Turbo 16 a aussi et surtout du répondant sur la route grâce à son moteur à injection mécanique Bosch et turbo Garrett qui développe 145 ch DIN. Le 0 à 100 km/h ne lui prend que 8.9 secondes, un chrono respectable encore aujourd’hui. La Turbo 16 et les autres déclinaisons de la 900 continueront leur route jusqu’à la fin des années 1980 au prix de légères retouches (style et moteur) tout en conservant les traits qui les ont popularisées.

Saab ne renouvellera jamais le succès de la 900. Au contraire la marque suédoise entame un long et pénible chant du cygne à peine interrompu par la reprise de GM. Les modèles postérieurs à la 900 n’ont plus ce petit quelque chose qui séduisait les foules, Saab coule doucement mais lentement. Ainsi s’achève la saga du constructeur presque centenaire, dont il ne restera finalement que quelques modèles phares dont la 900.

RIP Saab !

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