Profondément déraisonnable. Voilà résumée la Maserati Shamal, dernière représentante des périodes troubles du Trident. Exigeante en entretien, rare, elle fait figure d’espèce en voie de disparition : avis aux amateurs, vous agirez en mécène du patrimoine automobile européen…
L’ère De Tomaso marque la fin de l’enfer pour Maserati. Enfin pas tout à fait, puisque les modèles Ghibli II et Karif souffriront de leur mauvaise réputation ( fiabilité, notamment ) jusqu’à la fusion avec Ferrari en 1997 ( opération orchestrée par Fiat, propriétaire de Maserati depuis 1993 ). Et ce malgré une réelle volonté de s’orienter vers le sport, en abandonnant la philosophie trop « Grand Tourisme » qui prévalait chez Maserati au début des années 80.
A défaut de contribuer au redressement commercial du trident, la Shamal symbolise le retour de Maserati dans la cour des grands. Avec perte et fracas : perte, puisque la rentabilité du constructeur de Modène sera loin d’être assurée par cette confidentielle GT ( 369 exemplaires produits ) produite de 1990 à 1996. Passons au fracas…
La DB9 est souvent considérée comme la plus pure définition de la GT Aston Martin. Plus sage que la DBS immortalisée à l’écran, elle est aussi moins extravagante.
En effet… Il est vrai que beaucoup de puristes de la marque ont reproché à la DBS ses appendices aérodynamiques et grillages plus ou moins discordants, qui venaient profaner une ligne d’un équilibre quasi-parfait. Rien de tout cela sur la DB9, née en 2003, qui s’inscrit dans l’esprit des grosses GT anglaises, pas vraiment sportive mais on ne peut plus aristocrate.
La 159 prend le relais de la 156 en septembre 2005. La marque au trèfle a enfin renoué avec le succès, il s’agissait alors de donner une digne descendante au symbole du renouveau Alfa Romeo.
Renouveau stylistique, puisque la 156 ( grâce au coup de crayon de Walter Da Silva ) avait définitivement enterré les formes approximatives trop eighties des Alfa précédentes. Technologique également, puisque en pleine vague de diésélisation à outrance du marché européen, Alfa cosignait avec Magnetti Marelli le premier diesel à injection directe par rampe commune. De quoi réaffirmer son statut de motoriste aux yeux du grand public. Mais plutôt que de ses blocs diesel, on se souviendra surtout de la GTA et de son V6 Alfa de 250 ch. Bref, en 2005, le défi est de taille pour le serpent milanais et sa dernière née, qui s’appellera 159.
Une Audi A4 d’occasion. Certes, le choix n’est pas très original. A moins d’éviter les sempiternelles versions TDI : les modèles essence, bien que peu répandus, constituent des morceaux de choix en occasion, surtout depuis la sortie de l’A4 B8, début 2008.
La S4 B6 et son V8 de 344 ch ont franchement de quoi séduire, d’autant que la décote qu’elle subit en fait une berline Grand Tourisme abordable. Son coût d’entretien est évidemment élevé, mais la S4 V8 se négocie aujourd’hui au prix d’une compacte neuve.
Hélas, l’aspect financier est loin d’être le principal frein à l’achat. Les risques de car-jacking et la désolante tendance au qu’en-dira-t-on en démotiveront plus d’un. Plutôt que d’investir dans un système Traqueur et d’entreprendre un inutile dialogue de sourds avec un entourage converti au Scénic dCi, bon nombre d’amateurs se rabattent sur une « simple » A4 plus politiquement correcte. Moins performante bien sûr, mais tout de même plaisante pour un usage tourisme, une A4 B6 peut s’avérer être une bonne affaire.
Certainement un des plus gros fiasco stratégiques de la part d’un blason généraliste… Avec la Phaeton, Volkswagen a tenté, sans succès, de se frayer une maigre place parmi les constructeurs premium. Aujourd’hui, la faible demande de la limousine « du peuple » engendre une décote vertigineuse… De quoi réaliser de belles opérations.
Dommage, c’était pourtant bien parti. Même le nom avait quelque chose d’ éminemment élitiste. Phaeton : un nom qui renvoie directement à la mythologie grecque et au fils d’Helios, mais aussi à un type d’architecture des débuts de l’automobile, ancêtre de la limousine. Tout un programme, qui en dit long sur les ambitions du constructeur de Wolfsburg lors du lancement de sa grosse limousine statutaire en 2002.
Extérieurement, le discrétion est de mise. Pour le tout-venant, il ne s’agira que d’une énième Passat. C’est vrai qu’elle reprend les codes esthétiques de la familiale Volkswagen, en les faisant gonfler de quelques bons centimètres. En gros, figurez-vous une Passat hypertrophiée, sans grande originalité mais dont le design extérieur est un modèle d’équilibre : les proportions sont préservées, la face arrière lisse et son profil tricorps marqué jouent dans le plus grand classicisme. Lire la suite »
La décote colossale infligée au premier SUV « sportif » permet de se porter acquéreur d’un modèle AMG au prix d’une compacte neuve. Les opportunités sont d’autant plus alléchantes que la fiabilité est au rendez-vous. Attention toutefois, la qualité perçue est en retrait des habituels standards Mercedes mais surtout, un ML 55 AMG impose d’avoir les reins solides…
L’instigateur de la mode des SUV routiers est apparu aux Etats-Unis en 1997. Le ML franchit l’Atlantique l’année suivante et fait cavalier seul dans sa catégorie jusqu’à l’arrivée de son concurrent direct, le BMW X5. Sur le marché du 4×4 haut de gamme, le ML inaugure en 1999 une race un peu à part : celle des SUV gonflés aux hormones, mus par des V8 tonitruants se targuant de chronos dignes de grosses GT. Bien sûr, les critiques ont fusé à son lancement : roi de la ligne droite, vecteur d’insolence statutaire… dixit certains tristes sires bien loin du compte, n’ayant pas compris que le ML 55 AMG incluait volontairement une dimension atypique dans son ADN. Le charme opère toujours et l’agrément est bien réel. Une bonne affaire en somme, d’autant que les 490 000 F ( environ 75 000 € ) qu’il demandait à l’époque sont aujourd’hui bien loin.
Souvent considéré comme un outsider sur le marché des SUV haut de gamme, le Volvo XC 90 présente des atouts de poids, notamment un confort et une qualité de réalisation de haute volée. Moins demandé que ses concurrents allemands, on le trouve aujourd’hui à des tarifs plutôt attrayants, à condition de choisir soigneusement son XC 90 : toutes les motorisations ne sont pas recommandables et la fiabilité est inconstante sur les premiers modèles.
Volvo se lance dans le SUV haut de gamme en 2003, soit un peu plus tardivement que ses principales cibles commerciales. Qu’à cela ne tienne, le gros « boom » des SUV est toujours d’actualité. Au vu du succès du Volkswagen Touareg, Volvo a été bien inspiré de rejoindre le quatuor X5, ML, Lexus RX et Touareg. Il est vrai que la constructeur suédois bénéficiait d’une plus grande légitimité que VW pour investir le créneau du SUV de luxe. Lire la suite »
L’Audi Allroad, c’est l’assurance de rouler différent sans céder à la mode du SUV routier. Malgré des tarifs proches du Q7 en neuf à motorisation équivalente, le « break des champs » bavarois a su séduire un public gêné par le côté ostentatoire du SUV sus-nommé. Résultat, l’offre en occasion est relativement fournie et réserve de bonnes affaires malgré une cote soutenue pour les versions les plus répandues. La fiabilité est au rendez-vous malgré quelques erreurs de jeunesse vite maitrisées.
Pour présenter l’ Allroad, il suffit de se figurer une A6 Avant en tenue de campagne. C’est à dire pourvue de protection de soubassements en inox, de boucliers avant / arrière et de passages de roues hypertrophiés, en plastique noir. La garde au sol a pour l’occasion été revue à la hausse par le biais d’une suspension pneumatique offerte de série.
A l’époque de la première Audi Allroad, les constructeurs premium n’osaient pas encore explorer la voie du SUV XXL. Il n’était pas question d’Audi Q7… Audi a préféré rehausser son break A6 et l’affubler de protections de carrosserie. C’est tout. Rares sont les constructeurs à s’être engagés sur le créneau du crossover haut de gamme. Outre Volvo et son XC 70 sur base de break V70 et éventuellement Alfa avec la peu répandue 156 Crosswagon dans un segment inférieur, Audi a investi un marché confidentiel. Pourtant, son succès ne s’est pas démenti, à tel point que la formule a été reconduite sur l’actuelle A6, depuis 2006. Lire la suite »
Pour beaucoup, la Mustang de cinquième génération, apparue en 2005, est la première authentique Mustang depuis la seconde génération sortie en 1971. Abordable en occasion, fiable, une Ford Mustang de quelques années peut être une bonne affaire. A condition de pouvoir s’affranchir d’un coût d’usage élevé et de choisir un véhicule déjà immatriculé en France, facilité administrative oblige.
Allure massive, calandre incurvée vers le bas à la manière des BMW des années 80, étroites fenêtres et passages de roues marqués. L’actuelle Mustang ne fait pas dans la dentelle : son physique brut de décoffrage ne concède pas grand-chose à l’élégance. Mais au moins, on oublie ses fades devancières, surtout les 3 et 4èmes générations qui n’avaient plus rien en commun avec la Ford Mustang originelle. La cinquième génération présente un caractère affirmé pas désagréable, résolument moderne mais identifiant clairement l’auto à la légendaire lignée de sportives américaines. Sa face avant n’est pas sans rappeler celle de la seconde génération ( 1974-1978 ). Lire la suite »
La DB7 est le symbole du renouveau Aston Martin. Synonyme d’élitisme et de sportivité raffinée, la marque de Newport Pagnell est aujourd’hui accessible à des tarifs presque démocratiques. Malgré une bonne fiabilité générale, des anicroches subsistent sur certains modèles. Une DB7 se choisit avec circonspection…
Entièrement développée sous le giron de Ford, l’Aston Martin DB7 annonce le redressement de la marque, concrétisé avec les actuelles V8 Vantage et DBS.On doit ses ligne aguicheuses à Ian Callum, officiant désormais chez Jaguar. Vue de trois-quarts arrière, la ligne n’est pas sans rappeler sa lointaine cousine XK. Sinon, les éléments Aston Martin sont bien là : calandre béante dévorant la route, ligne fluide et lunette arrière dans l’alignement d’une poupe proéminente. L’ensemble est réussi, même si le design des feux arrière semble aujourd’hui daté. Lire la suite »