Pour environ 80 000 €, la Diablo constitue un ticket d’entrée à l’univers Lamborghini originel, bien avant les débuts de l’ère Audi. Peu de place au raffinement et une qualité de réalisation… artisanale synthétisent les mauvais côtés de la Diablo. Heureusement compensés par un caractère moteur inégalable…

Avec la Ferrari Testarossa, la Lamborghini Diablo était, en 1990, la seule grosse GT à faire appel à un moteur en position centrale. Spectaculaire Diablo… Face à elle, la Ferrari en question semble presque timorée. Toute en muscles, effilée comme un avion de chasse, cette Lamborghini et son design signé Marcello Gandini en ont choqué plus d’un. Provocante à l’envi, la plastique de la Diablo joue dans la bestialité à peine contenue. Au fil des ans, elle est restée l’archétype de la sportive extrême, tant du point de vue du style que de son caractère routier…

La Diablo a conservé le V12 5.7 de 492 ch jusqu’en 1999. Une motorisation d’anthologie qui permettait à la diablesse transalpine des performances hallucinantes au début des années 90. Encore aujourd’hui, d’ailleurs, la Diablo joue l’excès dans bien des registres : 327 km/h en pointe, 4,1 s pour atteindre 100 km/h. Même le poids était conséquent pour une sportive de l’époque ( 1600 kg ). Présentée en 1990, la Diablo n’a cessé d’évoluer au long de sa carrière. Une carrière de onze ans, tout de même.

Un an après son lancement, une version VT à transmission intégrale apparaît. Seuls un logo sur la poupe et des prises d’air latérales plus généreuses la distinguent d’une Diablo propulsion. Deux séries spéciales, rarissimes, voient le jour en 1994 et 1996, respectivement baptisées SE et SV, fortes de 520 ch et disponibles uniquement en 2 roues motrices.

Pages : 1 2 3 4

A lire également :

Print This Post Print This Post