La décote colossale infligée au premier SUV « sportif » permet de se porter acquéreur d’un modèle AMG au prix d’une compacte neuve. Les opportunités sont d’autant plus alléchantes que la fiabilité est au rendez-vous. Attention toutefois, la qualité perçue est en retrait des habituels standards Mercedes mais surtout, un ML 55 AMG impose d’avoir les reins solides…
L’instigateur de la mode des SUV routiers est apparu aux Etats-Unis en 1997. Le ML franchit l’Atlantique l’année suivante et fait cavalier seul dans sa catégorie jusqu’à l’arrivée de son concurrent direct, le BMW X5. Sur le marché du 4×4 haut de gamme, le ML inaugure en 1999 une race un peu à part : celle des SUV gonflés aux hormones, mus par des V8 tonitruants se targuant de chronos dignes de grosses GT. Bien sûr, les critiques ont fusé à son lancement : roi de la ligne droite, vecteur d’insolence statutaire… dixit certains tristes sires bien loin du compte, n’ayant pas compris que le ML 55 AMG incluait volontairement une dimension atypique dans son ADN. Le charme opère toujours et l’agrément est bien réel. Une bonne affaire en somme, d’autant que les 490 000 F ( environ 75 000 € ) qu’il demandait à l’époque sont aujourd’hui bien loin.
Même si, au final, peu d’éléments distinguent la version AMG, son allure générale a nettement mieux vieilli que celle du ML de base. Un peu plus bas, doté de jantes de 18″ chaussées de larges gommes en 285 / 50, le ML 55 AMG profite d’une allure beaucoup plus trapue. Une présence visuelle encore affirmée par le double bossage du capot, les élargisseurs d’ailes spécifiques au modèle et les deux sorties d’échappement par lesquelles respire un V8 AMG de 5,4 litres, fort de 347 ch…
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