Ferrari 360 Modena

Il est des mythes intemporels…même si la 360 Modena n’est pas le modèle le plus légendaire du Cavallino Rampante. Convenons-en: elle n’en fait pas moins honneur à son blason et s’inscrit dans l’excellence érigée en philosophie par Ferrari. Musique!

Difficile de parler d’entrée de gamme à propos d’une Ferrari, tant chaque modèle distille un conception différente de l’automobile d’exception. La 360 fut pourtant le prix d’appel de la gamme, affichée en son temps au même prix qu’une Porsche 996 Turbo (un peu plus de 130 000e en 2003). Si elle n’est pas aussi rigoureuse, elle dégage toujours cet inégalable charme transalpin. S’installer au volant d’une Ferrari reste un moment exceptionnel. Même à l’arrêt, le tachymètre gradué à 340 km/h et le compte-tours culminant à 8500 trs/mn donnent le ton. La position de conduite est optimale. Comme d’habitude, l’agencement est entièrement dévolu au sport. A propos de l’habitacle, même si le temps des Mondial et autre Testarossa semble révolu, la qualité des garnitures et de l’assemblage est en retrait de ce que l’on est en droit d’attendre d’une sportive de ce rang. Les cuirs et commandes fragiles seraient la signature de la sportivité à l’italienne, malgré les progrès accomplis avec la 355. Passons outre ce grief et venons-en au fait: la ligne est signée Pininfarina, l’assemblage de la carrosserie aluminium Scaglietti. Du travail d’orfèvre. La 360 serait presque un écrin laissant admirer les culasses rouges estampillées Ferrari au travers de la lunette arrière. Cette remplacante de la 355 en reprend le V8 40 soupapes ouvert à 90°. Retravaillé, le bloc tout alu voit sa puissance portée à 400ch à 8500 trs/mn. Avec l’adoption de l’admission variable, la 360 bénéficie d’une plus grande facilitéde conduite tout en préservant des performances décapantes: 0 à 100 km/h en 4,9s, 297 km/h en vitesse maxi… Les liaisons au sol ont bénéficié d’un soin particulier qui en fait une des sportives les plus efficaces qui soient: le recours massif à l’aluminium permet de limiter la prise de poids (1290kg pour la berlinette, 1350 pour le spider) en apportant un surcroît de rigidité. L’adhérence s’avère exceptionelle: soubassement profilé pour optimiser l’effet de sol, voies et empattement hypertrophiés. La 360 semble rivée au sol. Le spider, un peu moins rigide, demande un peu plus de vigilance à rythme soutenu. Le potentiel et l’équilibre du châssis tiennent du grand art… Le caractère est sublimé par la très efficace boîte robotisée F1 (commandes séquentielles au volant): développée par Magnetti Marelli, cette transmission permet des changements de rapport ultra-rapides et nettement plus agréables que la transmission manuelle.
Produite entre 1999 et 2004, la berlinette cohabite avec le spider à partir de 2000. Outre la capote en toile, cette dernière se distingue par des ouïes plus large au niveau des ailes arrière et un double bossage en retrait des arceaux de sécurité.

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A l’usage
Sportive d’exception, la 360 Modena sait se montrer civilisée au quotidien: un niveau de confort acceptable est préservé, même acoustique. Bien sûr, le spider fera plus généreusement profiter des vocalises du V8 terré à quelques centimètres de l’échine du conducteur…
Depuis la 355, Ferrari est entré dans l’ère de la modernité. La 360 présente un haut degré de fiabilité permettant un usage quotidien en toute sérénité. L’achat d’une Modena demandera au minimum 90 000e pour un exemplaire de 2002 en boîte F1 (plus des ¾ des modèles disponibles). Comme toutes les sportives d’exception, les Modena roulent peu (5000 km par an en moyenne) et demandent un suivi irréprochable. Avec un budget en conséquence: la distribution doit être remplacée tous les 30 000 km. Plus simple toutefois que sur une 355, la dépose du moteur n’étant plus nécessaire. Bien sûr, l’entretien régulier devra impérativement être réalisé chez un spécialiste agréé (plutôt que dans le centre auto du coin…). Attention également à la durée de vie de l’embrayage: sur une boîte F1, un disque ne franchit pas le cap des 30 000km. Il est impératif de s’assurer des travaux entrepris avant d’arrêter son choix sur un modèle: dans cette optique, mieux vaut ne pas lésiner sur le prix d’achat et éviter des frais à court terme. Excepté les matériaux de l’habitacle, la 360 Modena présente une excellente qualité de réalisation, gage d’une bonne tenue dans le temps. Au quotidien, il faudra s’acquitter d’une consommation moyenne de 17,9l/100km en cycle mixte. Pour les Pirelli P-Zero en 215/45/18 à l’avant et 275/40 à l’arrière, comptez respectivement 420e et 580e environ. Lors de vos recherches, il est fortement conseillé de s’adresser aux spécialistes du haut de gamme ou aux distributeurs officiels: ils seront à même de produire l’historique détaillé du véhicule convoité. Par souçi d’image, Ferrari se montre très vigilant sur les modèles proposés en occasion. Concernant l’identifiaction, les n° de châssis et de moteur sont respectivement gravés sous le siège passager, et sur le flanc droit du compartiment moteur. Deux plaques d’identification figurent également sur la colonne de direction (à la base de l’instrumentation), et sur le montant de la porte conducteur.

A voir : annonce Ferrari 360 Modena d’occasion

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