Aston Martin Vanquish

Apparue au mois d’août 2001, la Vanquish incarne l’entrée d’Aston Martin dans l’ère des technologies de pointe. Cette digne héritière des DB7 et Virage préserve cependant les traditions de Newport-Pagnell. Aujourd’hui remplacée par la DBS, la Vanquish peut devenir un fantasme réalisable…

C’est à se demander pourquoi Q rend la Vanquish invisible dans « Meurs un autre jour »…Une Aston Martin, c’est avant tout l’évocation d’une beauté sculpturale, alliant extrême élégance et puissance virile. Vanquish… son patronyme résume à lui seul l’état d’esprit de cette formidable GT: ce terme anglais archaïque signifie tout bonnement « Vaincre ». Sans doute possible, c’est à la 550 Maranello que s’adressait cet avertissement. Ses caractéristiques et son potentiel en font sa rivale désignée: sous le long capot de la Vanquish sommeille un V12 5,9 développant 465ch à 6500 trs/mn, assurant une vitesse maxi de 307 km/h et un 1000m DA en 23,2s, soit 3 dixièmes de mieux que sa concurrente transalpine (Cosworth Racing est passé par là…). Cette Aston inaugure à l’époque la chaîne de montage dernier cri du vénérable atelier de Newport-Pagnell, et fait la part belle aux nouvelles technologies. Pour sa structure notamment, son châssis étant réalisé en aluminium collé avec renforts en carbone. A la conduite, la rigidité bénéficie à l’efficacité et à la tenue de cap: la Vanquish est une redoutable GT, rassurante à piloter, d’autant que le train arrière est doté d’un différentiel à glissement limité et d’un contrôle de motricité. Avec 1835 kg, les étriers Brembo (6 pistons à l’avant, 4 à l’arrière) et les disques ventilés de 378 et 330 mm ont fort à faire… Pas d’illusion, l’agilité pâtit de la masse conséquente. Ses prestations restent stratosphérique, et le couple de 542 Nm à 5000 trs/mn lui assure une souplesse appréciable. En 2004, la Vanquish est devenue Vanquish S, forte de 527 ch. Son V12 s’enrichit de bielles forgées et d’une cartographie modifiée. L’embrayage est renforcé et le freinage, gros point faible de cette Aston Martin, est optimisé.

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Au fil du temps
Symbole de l’excellence de l’artisanat britannique, la vanquish affiche une belle qualité de réalisation. La carrosserie réalisée quasi-intégralement en aluminium bénéficie d’un assemblage rigoureux, et même après quelques années, les superbes teintes restent comme au premier jour. Le bilan est toutefois moins flatteur pour l’habitacle. Certains assemblages laissent à désirer, et l’électronique a subi quelques aléas jusqu’à fin 2002: pannes chroniques de climatisation, allumage intempestifs de témoins… Mais les matériaux sont de bonne facture et vieillissent bien. L’élegance « so british » reste de mise, avec cuirs, alcantara et aluminium à profusion.
Concernant la fiabilité, le V12 5,9 n’a pas connu de problème majeur. Ce n’est pas le cas de la transmission séquentielle 6 rapports, aux passages lents sur les 1ers millésimes: la faute à une électronique capricieuse. Développée en partenariat avec Magnetti-Marelli, cette boîte fut fiabilisée à partir de 2003. D’une manière générale, la Vanquish marque l’avènement de la technologie dans ce bastion de l’artisanat automobile britannique… A noter également qu’avant 2004, le freinage pouvait s’avérer instable en conduite sportive et présenter une usure prématurée.
L’équipement est relativement complet, « offrant » de série sellerie cuir, ordinateur de bord, navigation et autres équipements usuels sur un véhicule de ce rang. La moindre des choses, pour un prix s’élevant à 267 000 euros en neuf! Les muses de Newport-Pagnell sont exigeantes…

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My name is…
S’identifier à James Bond demandera de remplir certaines conditions: tout d’abord, être apte à débourser au minimum 150 000 euros pour un modèle 2003, débarassé de ses souçis électroniques. Comptez environ 190 000 euros pour une Vanquish S de 2005 afichant moins de 20 000 km. Le budget d’entretien est proportionnel à la mise initiale: l’embrayage ( 6000 euros main d’oeuvre incluse) passe rarement le cap des 40 000 km, et le poids élevé implique un changement des disques et plaquettes tous les 10 000 km ( 2500 euros pour une paire de disques ). Bien sûr, il est indispensable de rester fidèle au réseau pour l’entretien courant: une révision annuelle y est facturée près de 2000 euros. Les finances doivent suivre… D’autant que les 18L/100 km en cycle mixte imposeront pas mal de pauses ravitaillement. Pour l’assurance, la prime reste relativement contenue, comparée à d’autres sportives: en région parisienne, un conducteur de 40 ans, 50% de bonus, devra s’acquitter d’environ 2600 euros par an.
aston-vanquish.jpg Produite à 350 exemplaires par an, l’exclusivité de la Vanquish se traduit par une faible disponibilité en occasion. Recherchez en priorité un véhicule dans le réseau, qui pourra en garantir l’historique et le suivi. Si la Vanquish de vos rêves est proposée par un particulier, n’hésitez pas à la montrer à un spécialiste du haut de gamme. Il s’agira de se montrer attentif aux soubassements et de fuir comme la peste d’éventuelles trace de bricolage: seul les ateliers Aston Martin disposent du savoir-faire indispensable à toute intervention sur la structure du véhicule. Les N° d’identification sont frappés en bas à gauche du pare-brise, et sur une plaque à l’avant du compartiment moteur.
Il ne vous manquera plus qu’une montre Omega Seamaster…

A voir: annonce Aston Martin Vanquish d’occasion

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