Porsche Cayenne

Apparu en 2003, ce cousin du Volkswagen Touareg est devenu incontournable. S’il est construit sur la même plate-forme, la comparaison s’arrête là et l’esprit Porsche est bien présent. Conspué par les puristes lors de son lancement, force est de reconnaître les qualités générales de l’engin. D’autant que le marché de l’occasion propose de bonnes opportunités.

Aujourd’hui encore, le Porsche Cayenne, alias 955, ne dément pas son succès commercial. Avec 40 000 unités produites par an et près de 8000 euros de bénéfice par véhicule vendu, le Cayenne a fait de Porsche le constructeur le plus rentable au monde. Assemblé dans l’usine de Leipzig sur les mêmes chaînes que le Touareg, il partage bon nombre d’éléments avec ce dernier. Sur le papier, son poids dépassant allègrement les 2 tonnes a de quoi inquiéter. Il n’en est rien : sa proue de 911 ne trahit pas les valeurs de la marque, et l’excellent V8 4,5 l de 340 ch anime avec brio le SUV de Zuffenhausen. Ce moteur joue davantage dans le registre de l’agrément de conduite que celui de la performance pure. Il permet tout de même des chiffres fort honorables, avec une vitesse de pointe de 242 km/h. Coiffant la gamme à son lancement, la version biturbo de 450 ch a fait du Cayenne le 4X4 routier le plus performant de l’époque, dispensant des performances de premier ordre : 5,6s pour le 0 à 100 km/h, 265 km/h en pointe. Du jamais vu sur un tel gabarit! Par la suite, la gamme a amorcé une course à la puissance portant le SUV Porsche au sommet toutes catégories confondues. En 2006 apparaît un Turbo S de 521 ch : 0 à 100 km/h en 5,2s, 270 km/h… Ses performances vertigineuses permettent au Cayenne d’atomiser littéralement les Mercedes ML AMG et autres X5 V8. D’autant que cet obus sur roues est servi par un châssis particulièrement affûté. Le comportement routier tient du miracle en dépit de ses 2355 kg ( Turbo S) : l’agilité est bluffante et le freinage, tradition Porsche oblige, est digne des meilleures GT. Afin d’élargir sa clientèle potentielle, un V6 3,2 l de 250 ch fait son apparition fin 2003. Sous-dimensionné, ce moteur est à éviter au vu de ses très médiocres prestations. Restylé fin 2006, le Cayenne affiche des optiques redessinées, des prises d’air plus généreuses et surtout une gamme moteur remaniée : l’entrée de gamme est désormais assurée par un V6 3,6 l de 290 ch, un peu plus vivant que l’ancien 3,2 l. Grâce au VarioCam ( levée variable des soupapes ), le V8 atmosphérique passe à 385 ch et le Turbo à 500 ch. Dernièrement, une version GTS de 405 ch a vu le jour, clairement dévolue aux performances routières ( garde au sol rabaissée, pneus en 295/35 ). Hormis sur les V8 suralimentés, la transmission est confiée à une boîte Tiptronic 6 rapports à commande manuelle ou séquentielle.
L’autre avantage du Cayenne sur ses concurrents, ce sont ses capacités à sortir des sentiers battus. Pour un SUV routier, ses prestations en « hors macadam » sont convaincantes, même si les routes goudronnées restent son terrain de prédilection.

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Porsche en famille
Polyvalent, le Cayenne l’est assurément. C’est même un de ses atouts maîtres : au quotidien, l’engin est d’une facilité de conduite surprenante et les passagers bénéficient d’un excellent niveau de confort, pour peu que l’on ait opté pour la suspension pneumatique pilotée. Sans cette option, l’amortissement s’avère un peu rude. Mais le plus sportif des SUV permet de faire goûter à 5 occupants l’inimitable atmosphère Porsche. La présentation intérieure affiche une sportivité de bon aloi, sans exubérance gratuite. Omniprésent, l’aluminium brossé coure des buses d’aération au pédalier, en passant par la console centrale ou encore les cerclages de compteurs. Typiquement Porsche, l’instrumentation reprend les traditionnels cinq cadrans alignés. Résolument haut de gamme, la qualité des matériaux fait honneur au standing de la marque. Surtout avec l’option tout cuir, où les peausseries tendues recouvrent l’intégralité de la planche de bord et les contre-portes. Les assemblages ne prêtent guère le flanc à la critique et supportent bien le poids des ans. Le même soin est apporté à la réalisation de la carrosserie, avec à la clé des ajustements rigoureux et une parfaite application des peintures qui gardent leur profondeur de teinte, même sur les premiers millésimes.

Fiabilité et précautions
Craquer pour le blason Porsche, c’est bien sûr intégrer un univers légendaire, garant d’une fiabilité de haut niveau. Le Cayenne ne déroge pas à la règle et profite d’une qualité générale lui permettant d’encaisser les kilomètres sans sourciller, pour peu que certains préceptes fondamentaux soient respectés : comme pour toutes les mécaniques de pointe, un usage inaproprié peut être catastrophique. Les versions suralimentées feront l’objet d’une attention toute particulière au quotidien : laisser tourner le moteur au ralenti suite à une forte sollicitation est indispensable afin d’assurer le bon refroidissement du turbo.
Et tant que les préconisations d’entretien sont respectées, la fiabilité moteur ne saurait être prise en défaut. Il convient donc de consulter attentivement carnet et factures préalablement à l’acte d’achat. Autre précaution d’usage : le numéro d’identification est frappé sous le revêtement de coffre, à droite de la roue de secours.
Les révisions et vidanges ont lieu tous les 30 000 km et demandent entre 450 et 500 euros ( Cayenne S et Turbo ). Les coûts d’utilisation et tarifs atelier n’apparaissent pas scandaleux, d’autant que les pièces d’usure affichent une longévité acceptable : les disques et plaquettes peuvent largement parcourir 50 000 km en conduite normale. En monte de série, les pneumatiques en 255/55/18 tiennent en moyenne 40 000 km ( environ 450 euros le train, hors pose ). Au chapitre consommation, pas de miracle : de 20 l/100 km en milieu urbain, on descend difficilement en dessous des 15 l/100 km en cycle mixte.
Deux rappels successifs ont été entrepris en 2004, l’un portant sur un risque de déterioration du faisceau électrique, l’autre sur une vérification des ceintures de sécurité arrière. Uniquement des problèmes bénins, donc, concernant les modèles produits entre fin 2002 et mi-2003.
En Cayenne S, un bel exemplaire de 2004 affichant moins de 50 000 km peut se trouver aux alentours de 40 000 euros. Pour l’adepte de SUV hautes performances, il conviendra de se tourner vers le Cayenne Turbo : comptez environ 48 000 euros pour un modèle 2004 ayant parcouru 60 000 km.

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A voir : Porsche Cayenne d’occasion

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