Originalité, bonnes prestations dynamiques… Depuis son arrivée en Europe en 2003, la 350Z n’a cessé de se bonnifier. Un choix d’autant plus raisonnable qu’au niveau financier, cette descendante de la mythique 240Z n’est pas spécialement exigeante.

Dans le monde des sportives accessibles, la Nissan 350Z a fait forte impression lors de son lancement en 2003. Acérées mais non moins élégantes, ses lignes simples dégagent un réel sentiment de qualité, corroboré par la réputation ( à nuancer ) de sa fiabilité mécanique. A ce titre, la 350Z ( alias Fairlady ) a contribué au renouveau du constructeur japonais depuis son alliance avec le Losange. L’unique V6 3.5 l ( baptisé VQ35 ) a su évoluer au fil du temps : proposant d’abord 280 ch, ses chronomètres étaient fort honnêtes, similaires à ceux d’un Z4 3.0i, mais les férus de sportivité déploraient le caractère trop linéaire de ce moteur. Et les quelques 1520 kg du coupé grèvent la bonne volonté des 6 cylindres à 60°. Avec 6,6s pour atteindre 100 km/h et 26s pour le 1000m D.A, les performances se situent dans une bonne moyenne. Plus souple que réellement sportif ( 363 Nm à 4800 trs/mn ), ce bloc fait preuve d’un bel agrément, qui plus est accompagné d’une sonorité sympathique.

Pièces mobiles, admission et cartographie revues permettent au V6 de gagner 20 ch supplémentaires en 2005. Non content d’afficher une sonorité encore plus sportive, les performances progressent sensiblement : 5,9s pour le 0 à 100 km/h, soit 2/10 de mieux qu’une Porsche Cayman.

Très rigide, le châssis est inchangé et reste fidèle aux mêmes triangles superposés à l’avant et à l’essieu multibras pour le train arrière. Autobloquant et ESP ( semi-déconnectable ) cohabitent plutôt bien : la 350Z atteint tardivement ses limites et offre un bon renvoi d’informations. Et en cas d’urgence, l’électronique veille au grain. Apparu en 2002, le roadster affiche les mêmes qualités dynamiques que le coupé. Malgré le poids conséquent, les amortisseurs restent fermes, hormis en enchaînement de virages rapides, où le roulis se fait sentir. Enfin, le freinage fait preuve d’une belle efficacité, avec des disques ventilés de 324 et 322 mm, pincés par des étriers Brembo 4 pistons.

En plus d’un léger restylage, l’année 2007 voit la puissance du V6 portée à 313 ch, pour un régime maxi à 6800 trs/mn. Calage variable des arbres à cames, collecteurs et électronique revus permettent à la 350 Z d’afficher un caractère réelement abouti : cette ultime évolution de la 350Z est de loin la plus désirable, même si les performances évoluent peu par rapport au V6 300 ch.

Au quotidien

En sportive qui se respecte, l’habitacle fait la part belle au dynamisme : instrumentation complète ( pression d’huile, d’eau, voltmètre ) tournée vers le conducteur, gros compte-tours central, pommeau court tombant parfaitement en main, pédalier alu… Le combiné d’instrumentation adopte un astucieux système de réglage, solidaire de la colonne de direction. Niveau équipement, la 350Z se montre généreuse : cuir, clim auto, régulateur de vitesse, ordinateur de bord, xénon, sonorisation Bose, 6 airbags… Si les assemblages ne souffrent pas la critique, l’habitacle pèche par la qualité de certains matériaux et de certains détails. L’absence de boîte à gant est regrettable, la planche de bord arbore un grain peu valorisant et sur le roadster les armatures de capote restent apparentes. Passé cette finition perfectible, l’auto est agréable à vivre au quotidien : l’amortissement reste confortable et la position de conduite est excellente. Le volume du coffre est acceptable; dommage qu’il pâtisse de la barre anti-rapprochement arrière.

Points à vérifier

Ancien de conception, le V6 s’avère fiable. Sur le 280 ch, attention toutefois à l’usure prématurée des poussoirs de soupapes, nécessitant parfois leur remplacement entre 40 000 et 50 000 km : méfiance si des cliquetis suspects proviennent du moteur. Certains exemplaires ont été rectifiés au cour de la période de garantie, mais le problème peut survenir plus tardivement. Excepté ce défaut, la mécanique est saine et ne présente pas de souçi majeur tant qu’elle a été traitée avec repect ( montées en température… ). D’autres souçis viennent hélas ternir le tableau. L’électronique peut parfois être capricieuse : sur quelques modèles, un défaut de Neiman rend le démarrage impossible, et les pannes de lève-vitres sont fréquents. En 2007, un rappel a eu lieu portant sur un remplacement de butée d’embrayage : à vérifier avant achat, si le véhicule convoité est concerné. Le principal point à risque serait le train arrière : des propriétaires ont déploré une usure rapide des roulements arrière, un souçi pas toujours pris en charge par le réseau. La vigilance est de mise si cela n’a pas été fait sous garantie.

Il est préférable de s’orienter vers un modèle d’après 2005 ( 300 ch ), normalement débarrassé de ces quelques couacs, et qui comblera davantage les sportifs. D’ailleurs, moyennant quelques légères modification de l’amortissement, la 350Z ne rechigne pas à évoluer sur piste.

Finances

Le gros atout de la Nissan 350Z, c’est son rapport prix/plaisir. A 36 000 € en neuf, la différence est considérable par rapport à un TT 3.2 ou un Z4 coupé 3.0 ( respectivement 42 000 et 41 000 € ). En occasion, l’écart se creuse : les premiers millésimes 280 ch peuvent se dénicher dès 17 000 €, en raison de leur fiabilité perfectible. Le meilleur choix serait un modèle 300 ch de 2006, se trouvant facilement pour 26 000 € avec moins de 50 000 km. Le roadster, un peu plus présent sur le marché, s’affiche à des prix similaires. Les 313 ch sont encore rares en occasion. Comptez au minimum 32 000 € pour un modèle 2007, avec 15 000 km au compteur.

A un prix d’achat raisonnable s’ajoute un coût de fonctionnement relativement modeste : la consommation s’établit à 11,5 l/100 km en cycle mixte, 10 l sur autoroute ( stabilisé à 130 km/h ), et 17 l en conduite sportive. Le coût d’un révision annuelle ( vidange + filtre ) oscille entre 180 € et 230 €, et la distribution par chaîne diminue encore le budget d’entretien. Les pneumatiques en 225/45 ZR 18 ( av ) et 245/45 ZR 18 se trouvent aux alentours de 320 € et 400 €. Les pneus avant sont toutefois moyennement endurants ( 20 000 km ). L’assurance n’est pas ruineuse : comptez une prime annuelle d’environ 900 € en Ile de France, avec 50% de bonus.

A voir : annonce Nissan 350Z d’occasion

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