
Apparu en avril 2003, le Z4 a pris la succession du roadster Z3 et en bonifie les traits de caractère. Même agé de quelques années, ligne et plaisir sont au rendez-vous…
Concrètement, la recette reste la même : propulsion stricte 2 places, habitacle très reculé, long capot et capote en toile classique… Tout en étant plus sécurisant, le Z4 est resté l’archétype du roadster sportif malgré sa prise d’embonpoint et son gabarit revu à la hausse. Les tarifs catalogue s’échelonnant aujourd’hui de 31 200e à 62 000e en version cabriolet, le marché de l’occasion permet d’accéder au « Freude am fahren » bavarois pour le prix d’une compacte neuve.
D’abord uniquement proposé en 6 cylindres 2,2i, 2,5i ou 3,0i affichant respectivement 170, 192 et 231ch, la gamme s’est fendue en 2005 d’un modeste 4 cylindres 2,0i 150ch. A éviter, le véhicule accusant tout de même près de 1300 kg sur la balance.
Le très léger restylage intervenu au printemps 2006 a vu un remaniement de la palette de motorisation : le 2,2i disparaît et le 2,5i est proposé en 2 niveaux de puissance, 177 et 218ch. Le 3,0i passe à 265ch, et la gamme s’étoffe de la tonitruante version M, équipée du 6 cylindres 3,2L de 343ch déjà connu sur la M3 e46. Au chapitre des transmissions, le Z4 fait appel à une boite Getrag 6 rapports manuelle (excepté sur le 2,5i à son lancement) au guidage net et précis, s’inscrivant dans la plus pure tradition BMW. L’excellente transmission robotisée SMG 6 rapports est également disponible, alliant facilité et rapidité de passage des rapports. A noter qu’une boîte automatique 5 rapports très peu diffusée fut proposée sur les 1ers millésimes.
Au quotidien
Si les 6 cylindres 2,2i et 2,5i se montrent suffisament plaisants à l’usage, il est préférable de s’orienter vers le 3,0i, réellement volontaire : malgré les quelques kilos cédés au confort et à la sécurité, les performances demeurent excellentes. Ses 231ch (265 par la suite) atteints à 5900 trs/mn et 300Nm de couple lui permettent de se contenter de 6s pour passer de 0 à 100 km/h et d’abattre le km DA en 26s. De quoi voir son permis s’envoler avec la même allégresse que l’aiguille du compte-tours… Les trains roulants sont fidèles à la tradition munichoise : la répartition des masses de 50/50% et la rigidité de la plate-forme (commune avec la série 3 e46) permettent de découvrir les joies du survirage à condition de déconnecter l’antipatinage DSC+. A noter toutefois que les freins manquent d’endurance, selon la tradition maison…
L’équipement affiche complet, même si certaines mesquineries choquent sur les versions d’entrée de gamme : la capote électrique, le régulateur de vitesse ou encore les antibrouillards étaient en option… la sécurité est cependant au rendez-vous, avec 4 airbags, l’ABS et l’antipatinage fournis en série.
La qualité générale de fabrication permet un bon vieillissement général, même si certains plastiques pèchent par leur rigidité et certains assemblages imprécis. Le style de la planche de bord reste épuré, et prodigue à ses occupants une ergonomie parfaite. Comme pour tout cabriolet d’occasion, il convient de vérifier l’état de la capote et son étanchéité préalablement à tout achat. Le carnet d’entretien et la traçabilité du véhicule feront bien sûr l’objet d’un examen minutieux. La fiabilité générale s’avère excellente, les mécaniques utilisées étant connues et largement éprouvées. Seuls quelques rares problèmes de bobine d’allumage et de pompe à carburants (rappel de 800 exemplaires produits entre février et octobre 2003) sont à relever, en principe résolus en atelier.
Côté finances…
Passons à la douloureuse… qui ne l’est pas tant que ça ! Le coût d’entretien reste raisonnable, les pièces d’usure offrant une bonne longévité : Le remplacement du silencieux main d’oeuvre comprise chez un concessionnaire parisien s’élève à 910e, et un train de pneus en monte d’origine 225/45 R17 peut tenir largement 50 000km (sauf en cas de conduite sportive…). Comptez un budget annuel d’environ 1900e hors assurance. Concernant l’assurrance, la prime annuelle en tout risque pour un conducteur de 40 ans résidant à Paris se chiffre à environ 950e pour un bonus de 50%. Les assureurs sont naturellement méfiants envers les jeunes conducteurs et la prime peut très vite s’envoler. P. Valente de PatrimOne affirme être « très sélectif pour ce type de véhicule ». La consommation du 3,0i se cantonne à 9,5 l/100 km sans le cravacher.
Le ticket d’entrée pour un Z4 3,0i de 2003 affichant moins de 60 000 km se négocie en moyenne à 22 000e. Si la conduite cheveux au vent est votre seule préoccupation, un 2,5i aux performances déjà honorables peut se trouver aux alentours de 18 000e.
 A voir : annonce BMW Z4 d’occasion
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