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Acheter sa voiture en AllemagneDepuis l’ouverture des frontières de l’Union Européenne, de nombreux automobilistes sont tentés pour acheter leur véhicule en Allemagne. Cependant, ces offres alléchantes au premier abord se révèlent très rapidement plus coûteuses que ce que l’on pourrait l’imaginer…
En premier lieu, n’imaginez pas trouver en Allemagne une voiture de luxe quasi neuve au prix d’une voiture d’occasion de 15 ans d’âge ayant parcourue 300 000 kms. En effet, si certains sites contiennent ce genre d’annonces, il s’agit en réalité soit d’erreurs grossières lors de la saisie par l’annonceur, soit d’une arnaque, qui tend à se développer malheureusement sur la toile. Ainsi on vous proposera d’acquérir un véhicule à des conditions défiant toute concurrence, le véhicule étant dans un autre pays que le propriétaire vous demandant de réaliser le paiement en ligne. Autant dire qu’il est très fortement conseillé de fuir ce genre d’annonces. Certes les prix des véhicules en Allemagne sont moins chers qu’en France. Cependant, lorsque l’on s’y intéresse de plus près, le tableau n’est finalement pas si idyllique. En effet, les constructeurs adaptent les finitions des véhicules suivant les pays et les différents besoins de leurs ressortissants. Ainsi, un véhicule d’une même marque ayant la même appellation de finition aura des équipements de série moindres d’un pays à un autre. L’acheteur devra donc se renseigner précisément sur les options du véhicule situé à l’étranger pour établir une comparaison avec un véhicule identique en France. Ensuite, on trouve dans certains pays un certain nombre de véhicules dont le compteur kilométrique a été modifié. Il faut savoir notamment qu’en Allemagne et en Belgique, il est relativement aisé de réaliser ce genre d’opérations qui demeurent pourtant totalement illégales. Ainsi vous trouverez des annonces plus qu’alléchantes avec un kilométrage ridicule… Acheter un véhicule à l’étranger nécessite également de bien maîtriser la langue locale. En effet, conclure une transaction de cette importance sans comprendre exactement et distinctement son cocontractant peut s’avérer périlleux. Si l’Union Européenne a abolie la barrière des frontières, la barrière des langues demeure. De plus, il vous faudra contacter une fois en France le constructeur afin d’obtenir un livret d’entretien en Français et parfois une mise à jour de l’électronique du véhicule (ordinateur de bord) lorsque les informations sont données en Allemand par exemple. Il vous faudra par ailleurs conclure toutes les formalités sur place afférentes à la mise en circulation du véhicule suite à la vente. Or, le système administratif français est différent du système Allemand. En outre, le vendeur doit fournir un certificat de conformité communautaire, le certificat d’immatriculation en plaques étrangères, la notice descriptive du véhicule, ainsi que le carnet de garantie tamponné par le concessionnaire de la marque. Si certains garages s’occupent de ces formalités, ce n’est aucunement une obligation pour eux, sans parler des particuliers. Il s’agit de taxes et de frais d’immatriculation. Il faudra également prévenir (et payer) l’Adac pour rapatrier en légalité le véhicule sur le sol français (assurance etc…). Une fois rentré en France, l’acheteur doit en premier lieu effectuer un contrôle technique dans l’un des centres agréés. Puis il doit passer aux impôts sous 15 jours pour obtenir un quitus fiscal sur la TVA (la taxe doit être payée si le véhicule a moins de 6 mois ou moins de 6000 km). Les arnaques à la TVA sont malheureusement bien plus fréquentes que ce que nous pourrions le croire... Il faut ensuite remplir le dossier d’importation relatif en préfecture -et verser le cas échéant une taxe pour la DRIRE (anciennement les Mines) - afin d’obtenir une immatriculation provisoire. Après un examen rigoureux de la DRIRE, vous pourrez alors obtenir l’immatriculation définitive. A cela, il faudra ajouter les frais de déplacement aller et retour, les frais d’hébergement et de restauration. Enfin, les recours contre le vendeur en cas de défectuosité du véhicule s’avèrent évidemment plus complexes puisque de droit étranger, la transaction s’étant déroulée dans un autre pays. Cependant, certains professionnels sur le sol français se sont spécialisés dans ce genre d’opérations. Ainsi, les formalités seront largement simplifiées pour l’acheteur, en contre partie évidemment du paiement du prix du service rendu. Les tarifs sont d’ailleurs en général assez compétitifs. Si vous décidez tout de même à aller acheter une voiture en Allemagne, au cas où le véhicule ou le vendeur ne vous inspirent pas confiance, il est vivement conseillé de ne pas conclure l’achat : il vaut mieux perdre le prix des frais de transport que le prix du véhicule… Retour a la liste des articles |